PIERRE POMPON ACE
tion *, que nous rencontrons ses idées sur les rapports de Dieu tant avec l’homme qu’avec la nature, ou ce qu’on peut appeler sa métaphysique g;énérale. Les deux écrits, pénétrés du môme esprit, sont étroitement liés l’un à l’autre et se ressemblent sur plusieurs points. Il D’est donc guère possible, en les résumant, de ne pas 'les réunir.
Un médecin de Mantoue, ayant été témoin de quel-^ ques guérisons qui lui paraissent tout à fait merveilleuses, prie Pomponace, avec qui il est en relations d’amitié, de lui en donner l’explication et do lui dire en même temps ce qu’il pense des faits surnaturels en Jifénéral, et des êtres invisibles, tels que les anges et les démons, qui passent pour eu être les auteurs ou les instruments. Le Traité des enchantements est une réponse à cette question.
Pour se mettre à l’abri des persécutioos que ses hardiesses pourraient lui attirer, Pomponace emploie ici la même distinction que dans son Traité de l’immortalité. Selon la foi, il y a* certainement des faits surnaturels, puisque ce sont des faits de ce genre qui démontrent la vérité de la religion chrétienne. Selon la foi,
11 y a des miracles, il y a des anges et des démons. ■* • Selon la raison et la saine philosophie, il n’y a rien de • • tout cela, il n’y a que la nature et ses lois immuables.
Mai s comme nous sommes bien éloignés de connaître toutes les lois et toutes les forces de la nature, les efléts décollés que nous ignorons passent dans notre esprit pour miraculeux. La même observation est applicable
à l’homme. Nous ne connaissons pas plus toutes les