Epist. 167, p. 92, édit, de M. Olleris
2. « Dabo operam pro viribus nec quicquam eorum qus fieri oporteat
« intermittaoi, donec optatig perfruar sedibus. » (Ubi $upra, Epist. 161, p. 96.} .
GERBERT
royale ne suffît pas pour rassurer Gerbert ; il faut qu’il puisse compter sur un refuge en cas de disgrâce ou de revers. Aussi de Paris , où il est à peine arrivé, et du palais même du roi, où il se vante d’avoir reçu l’hospitalité, il écrU à Arnulfe pour le prier de lui conserver, avec les meubles dont elles étaient pourvues, les maisons qu’il a fait construire de ses deniers , et les droits qui lui avaient été concédés régulièrement sur un certain nombre d’églises. Il lui promet, s’il obtient de lui ce service, de le servir à son tour loyalement. Dans le cas contraire, le souvenir de ses anciens griefs viendra se joindre au sentiment de l’injure présente*. Presque au même moment il adresse plusieurs lettres à Adalbéron , évêque de Verdun , et aux principaux membres de sa famille, c’est-à-dire aux parents de l’ancien archevêque de Reims; il les supplie, au nom de celui qu’il a aimé et vénéré comme un père, de rappeler àj’impératrice Théophanie la fîdélité inviolable qu’il a gardée à son fils et à elle-même; qu’elle ne laisse pas plus longtemps dans l’exil, livré à la merci de leurs ennemis communs, un serviteur si dévoué. La cour d’Allemagne est pour lui la montagne de Sion, sur laquelle il espère dresser sa tente et chanter le cantique de délivrance®.
Avant que de la Lorraine on eût eu le temps de lui répondre, un événement important vint lui ôter la crainte d’un changement de fortune en faveur de la •vieille dynastie. La trahison (c’est un mot qu’il est impossible de ne pas répéter à chaque instant), la trahison complitjuée de sacrilège de l’évêque de Laon, avait