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Pensées, liv. V, § G

2. C’est ce que Kant, dans son laug-age barbare, appelle des postulati lie la raison pratique.

M. UARTHÉLEMY SAINT-HILAIRE. 395

Une idée qui tient beaucoup de place dans la doctrine de Kant et qui s’accorde parfaitement avec ses autres principes, c’est que la loi morale s’imposant absolument à tous les hommes, et non-seulement aux hommes, mais à tous les êtres intelligents et libres, doit se reconnaître à son universalité même ; par conséquent, quand nous voulons savoir si nous lui sommes fidèles ou non, il nous sufGt de nous demander si notre conduite est telle que nous voudrions la voir érigée en règle obligatoire pour la société entière : « Agis d&. telle sorte, dit le philosophe allemand, que la maxime de ta volonté puisse revêtir la forme d’un principe de législation universelle. »

M. Saint-IIilaire combat cette opinion avec une extrême vivacité, et vraiment il est impossible de comprendre pourquoi ; car, après tout, la maxime de Kant n’est que la traduction philosophique de celle-ci : « Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’ils te fissent ; fais pour les autres ce que tu voudrais qu’ils fissent pour toi. » La première s’adresse à la raison et à la réflexion ; les autres s’adressent au sentiment. Mais le sentiment et la raison, l’un si aveugle et l’autre si inféconde lorsqu’on les sépare, ne sont-ils pas appelés à se contrôler et à se compléter mutuellement ? N’est-ce pas une force pour notre infirme nature que chacun des deux, en gardant son caractère propre, nous ordonne cependant la même chose, nous enseigne exactement la même loi? Le sentiment et la raison, étroitement unis , voilà ce qui fait la conscience. La conscience n’est donc pas, comme M. Saint-IIilaire paraît le croire, un fait absolument irréductible. Considérée, pour ainsi dire, du coté de la raison, elle est la

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morale philosophique; considérée du côté du sentiment, elle est la morale religieuse. Est-ce donc un si grand mal que, dans une question de cette importance, le philosophie et la religion, sans hypocrisie, sans mot d’ordre donné, sans arrière-pensée politique, se trouvent complètement d’accord ?

M. Saint-Hilaire, j’en ai la certitude, pense comme moi. Homme de paix et de principes, réunissant à un savoir étendu de fortes convictions, il appelle de tous ‘Ses vœux la conciliation des âmes et des intelligences. Les objections mêmes que je viens de lui adresser, aux yeux de bien des gens se changeront pour lui en éloges ; car si je veux donner à mes critiques une expression générale, je ne trouve rien de plus grave à lui reprocher qu’un amour trop exclusif pour Platon, qu’une tendresse trop aveugle pour la Grèce. Aimer Platon! qui peut s’en défendre? Et une fois qu’on l’aime, comment ne pas aller jusqu’à l’idolâtrie, jusqu’à la passion? Comment ne pas le suivre, sur son char d’or et de feu, à travers les espaces infinis? Aimer la Grèce, et oublier pour elle le reste du monde; se laisser séduire, enivrer par cette immortelle enchanteresse, et fermer les yeux sur ses licences pour ne voir que la splendeur divine de sa beauté, c’est là aussi une faiblesse digne d’indulgence et dont on est plus tenté de faire une vertu qu’un crime à un philosophe. Platon lui-même n’a-t-il pas commandé à Xénocrate de sacrifier aux Grâces?

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C’est une jouissance qu’on apprécie dans tous les temps, mais surtout à une époque d’affectation et de charlatanisme, quand on s’efforce de couvrir le vide de la pensée par la recherche ou la violence du langage, de rencontrer un livre écrit d’un style naturel et simple, où l’érudition ne fait pas tort à l’indépendance des idées, ni l’ardeur des convictions à l’impartialité des jugements, qui ne poursuit d’autre effet que la vérité, et ne cherche à plaire, de parti pris, qu’au bon sens et à la conscience des gens de bien. Toutes ces qualités se trouvent réunies dans l’histoire de la philosophie morale et politique de M. Paul Janet. Ce n’est point là

1. Histoire de la Philosophie morale et politi<ine daus l'antiquité et les temps modernes, par M. Paul Janet. Deux volumes iu-t,*. Paris, 1858; librairie de Ladrange.

une de ces improvisations de la plume comme nous en voyous naître chaque jour, et qui peuvent être hardies à leur aise, parce qu’on n’est pas oblige de compter avec les choses qu’on ignore ou qu’on invente; c’est une œuvre qui a coûté de longues années de méditations et de labeurs. Elle parut en 18o0, à l’état de Mémoire, devant l’Académie des sciences morales et politiques, qui la jugea digne d’une de ses couronnes. Mais si l’amour-propre de l’auteur eut lieu d’être satisfait, sa conscience fut plus exigeante. Il se remit à la tûche, fouilla plus profondément le sol qui avait déjà été pour lui si fécond, recueillit de nouveaux documents, soumit les anciens à un examen plus mûr, et, sans rien changer ni à l’esprit ni au cadre de son premier travail, en augmenta singulièrement les matériaux.

Oserai-je le dire cependant, au risque de mêler tout de suite la critique à l’éloge? Ce remaniement, au point de vue de la composition et de l’art, ne me semble pas complètement heureux. Le plan d’après lequel il a été exécuté n’est pas conçu avec assez d’indépendance. Du moment qu’on avait renoncé à publier simplement l’ouvrage couronné par l’Académie, il aurait fallu trancher le cordon ombilical qui tient encore le livre attaché au Mémoire, et nous offrir uniquement, soit une histoire de la politique, soit une histoire de la morale. L’entreprise était encore assez belle pour tenter une généreuse ambition. Personne ne contestera, et moi moins que personne, que dans leurs principes essentiels, dans leurs applications les plus générales et les plus nécessaires, la morale et la politique n’aient entre elles une solidarité étroite qui permet de les rapprocher

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l’une de l’autre et de les suivre, à travers les siècles, dans leurs communes destinées. C’est précisément ce que l’Académie avait demandé et ce qui a été^objet du Mémoire resté inédit. Mais dès qu’on a quitté ces hauteurs pour étudier les deux sciences en détail, pour définir avec précision chacun des problèmes qu’elles embrassent et des systèmes qu’elles ont mis au jour, alors il n’y a plus de motif de les réunir, parce que le parallèle qu’on voudrait établir entre elles n’est plus possible. Il y a en effet des questions qui intéressent au plus haut point la conscience, notre perfectionnement spirituel, la direction intérieure de nos pensées, de nos sentiments, de notie volonté, ou la connaissance spéculative de nos devoirs, et qui sont d’une importance très-contestable pour le gouvernement de la société, pour le but que se proposent le législateur et l’homme d’État. Il existe aussi, dans la pensée de l’homme d’État, de graves préoccupations, des problèmes redoutables, qui ne tiennent qu’une place secondaire, si même ils en tiennent une, dans les méditations du moraliste.

En cherchant à associer deux ordres d’idées aussi différents, M. Janet n’a pas échappé à un embarras, à un entrelacement pénible, à une sorte de comptabilité en partie double qui le suit dans toute l’étude de son livre, malgré la clarté de sa pensée et l’élégante aisance de son style. Il est obligé de passer tour à tour des spéculations les plus ardues de la raison ou des tendresses les plus exaltées du mysticisme à des doctrines qui nous replongent dans les passions et les luttes de la vie réelle, à de grossières apologies delà ruse et de la force. Les défauts de ce plan deviennent encore plus sensibles

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vers le milieu du second volume, lorsqu’à la politique et à la morale vient se joindre le droit naturel. Avec Grotius commence une nouvelle science qui diffère autant des deux précédentes que celles-ci diffèrent l’une de l’autre.

Mais c’est nous arrêter trop longtemps à une irrégularité qui n’atteint que la surface, quand le fond est si solide et si riche, et je parle aussi bien des idées personnelles de l’auteur que de ses expositions si lucides et si faciles, de ses vues d’ensemble que de ses appréciations de détail. Toujours il instruit, toujours il fait penser, môme quand on ne pense pas comme lui.

M. Janet fait remonter l’existence de la morale et de la politique jusqu’aux poètes et aux sages de la Grèce ; mais il a la sagesse de ne pas s’arrêter à ces obscurs commencements. C’est aux maîtres les plus illustres de la science hellénique, à Socrate, à Platon, à Aristote, qu’il donne tous ses soins. Il interroge ou les écrits ou les souvenirs qu’ils nous ont laissés avec le scrupule d’un juge et la piété d’un disciple. Je n’apprendrai rien à personne si je dis que pour cette époque ses informations sont aussi exactes et aussi complètes qu’on peut le désirer. L’antiquité classique n’a plus de mystères pour nous. On a recueilli jusqu’aux moindres vestiges qu’elle a laissés dans tous les genres. On a traduit et expliqué toutes ses œuvres. La seule chose qu’elle nous laisse encore à faire, c’est de la comprendre dans le sens philosophique du mot, c’est de la juger; et ici même il ne reste plus qu’à choisir entre deux partis : celui des charlatans et des fous, celui des hommes sensés et des esprits impartiaux.

Il existe au milieu de nous une certaine école qui, no

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pouvant vivre en bonne intelligence avec la raison, avec le bon sens, avec le bon goût, leur fait une guerre d’extermination, non-seulement dans le présent, mais dans le passé, et se console, par des injures rétrospectives, des ménagements que la loi lui impose avec les contemporains. D’après sa manière de comprendre l’histoire, l’antiquité n’a été qu’un délire non interrompu de quatre mille ans. Excepté un petit peuple relégué dans un coin de l’Asie et qui n’a échappé au sort commun qu’à force de miracles, toute la terre, pendant ce temps, était plongée dans les plus épaisses ténèbres. L’humanité, tombée au-dessous de la brute, n’employait son intelligence qu’au profit de l’erreur, ne faisait servir ses plus nobles facultés qu’à accroître sa dissolution et sa misère. Les systèmes si vantés des philosophes de la Grèce ne sont que les témoignages de cette incurable folie, et les œuvres les plus admirées de ses artistes, de ses poëtes, de ses orateurs, n’ont pas plus de titres à notre respect; ils ont apporté jusqu’à nous et conservé dans nos écoles, à l’abri d’un enthousiasme impie, tous les germes de l’idolâtrie et de la corruption païenne. Tel est en résumé l’acte d’excommunication lancé chaque jour par ces nouveaux apôtres contre les plus beaux monuments et les plus grands génies qui aient honoré l’espèce humaine. On ne m’accusera pas, je l’espère, d’avoir exagéré leur pensée.

Mais ces violences n’ont pas même le pouvoir de faire sortir des voies de la sagesse les amis des lettres et de la philosophie. Nous ne voyons rien chez eux de cette ivresse de la Renaissance qui répondit au long jeûne du moyen âge. Ceux qui sont restés fidèles au culte de

l’antiquité n’oublient point pour cela les titres du chris-

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tianisme; seulement, au lieu d’opposer les deux époques dans une chimérique antithèse, ils s’efforcent d’en saisir la continuité et les rapports, dans l’intérêt de la vérité d’abord, et ensuite pour la justification de la Providence et l’honneur du genre humain. Il ne leur est pas possible de supposer que le gouvernement du monde ait été abandonné si longtemps aux puissances du mal, que des générations sans nombre aient été fatalement vouées au vice, à Terreur et au crime. Us ne sauraient croire que Dieu et Thumanité soient, dans un temps, si absolument différents de ce qu’ils sont dans un autre. Ils ne peuvent fermer leur oreille à cette voix du cœur, toujours la même à travers les âges, sous Tinfinie diversité des langues, ni leurs yeux à la lumière de la conscience, cette clarté divine qui brille pour tout homme né à ce monde. Frappés d’admiration et touchés de reconnaissance devant les trésors de la sagesse antique, ils sont forcés de se rendre à cette double persuasion que la fraternité du genre humain n’existe pas moins dans le temps que dans l’espace, dans les idées que dans le sang, et que notre civilisation est la fille de celle qui Ta précédée, que la philosophie et la raison appelées païennes ont préparé les voies à la prédication de TÉvangile. Telle a été, au reste, la conviction d’un grand nombre de Pères de l’Église et de l’auteur du Dùcours sur V histoire universelle.

Il est à peine besoin de dire que cette opinion est celle de M. Janet. Mais il ne s’est pas borné à l’accepter des mains de ceux qui l’avaient professée avant lui. Il a eu Tart de la rajeunir et de l’appuyer sur des preuves irréfutables. Il Ta développée avec une indépendance, avec une autorité et une fermeté de langage qui ne

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font pas moins d’honneur à son caractère qu’à son talent. On n’est pas accoutumé à entendre même un philosophe parler ainsi de la raison, sans jactance, mais aussi sans peur, sans injure pour qui que ce soit, mais aussi sans aucun amoindrissement de soi-même. On en jugera par le morceau suivant, où M. Janet a résumé ses études sur les idées morales de l’antiquité considérées dans leurs rapports avec les événements politiques. Je me suis seulement permis d’en retrancher quelques propositions accessoires qui auraient donné trop d’étendue à cette citation.

« Le plan de cet ouvrage ne nous permet pas d’insister sur un point qui nous paraît aujourd’hui bien démontré, c’est que le principe de la sociabilité a été compris parles derniers stoïciens de la manière la plus large ; que d’Aristote à Marc Aurèle la philosophie ancienne a toujours été en développant les idées d’humanité, de bienveillance, d’égalité. La seule question qui, pour quelques esprits, semble encore en suspens, c’est de savoir si la philosophie ancienne est arrivée par ellemême à ces nouvelles conséquences, ou si elle les doit à une influence venue d’ailleurs. Or, à notre avis, pour celui qui étudie la philosophie antique dans tout son développement, la réponse ne saurait être douteuse. Que trouvez-vous, en effet, dans Platon? Un principe qui, entendu dans toute sa force, suffirait à lui seul pour porter ces conséquences dont on s’étonne : c’est qu’il y a une société naturelle entre l’homme et Dieu ; que l’objet de la science et de la vertu est Dieu. En plaçant si haut le principe et le modèle du bien, Platon, sans le savoir, affranchissait l’homme des fausses conventions, des lois arbitraires, du joug de l’inégalité.

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Aristote va plus loin que Platon : il comprend admirablement le principe de la sociabilité ; il dit que rien n’est plus doux pour l’homme que la société de l’homme ; il unit les hommes à la fois par la justice et par l’amitié * ; enfin sa morale serait la morale universelle s’il n’avait admis l’esclavage. Voyez, après Aristote, les révolutions qui mêlent et confondent tous les États : Alexandre en Asie; les Grecs en Égypte, en Syrie, jusque dans les Indes; les Juifs et les Grecs à Rome; les républiques partout; l’empire romain établissant partout l’unité; en même temps l’épicurisme dissolvant les liens politi ques, le stoïcisme forçant l’homme à rentrer en luimême, à se séparer de la nature, des accidents extérieurs, de la pauvreté, de la misère, de l’exil, de l’esclavage; la doctrine de l’unité du monde, de la république universelle, de la loi reine des mortels et des immortels, formant de tous les hommes une mêiB« famille; la bienfaisance enfin proclamée par Cicéron comme une vertu égale à la justice Je demande si, après trois ou quatre siècles d’un pareil travail, il est étonnant que l’idée de la cité et celle de l’esclavage se soient affaiblies, atténuées, évanouies enfin dans cette philosophie humaine et généreuse que nous admirons. Je demande s’il est plus difficile à la raison humaine de comprendre que les hommes sont frères que de comprendre que la fin dernière de la vertu est l’amour de

1. M. Jauet aurait bien pu dire l’amour; car le mol cpi’il traduit par amitié (philia) comprend toutes les affections du cœur bumain, et même l’amour de l’humanité, la philanthropie ^donl le mot et l’idée appartiennent à Aristote.

2. Cicéron n’a pas parlé seulement de la bienfaisance; il a aussi connu la charité, qu’il appelle de sou vrai nom, caritas generis humant, et qu’il nous représente comme le lien qui unit tous les hommes dans une même famille, consunguineos.

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Dieu. Or, saint Augustin lui-même reconnaît que c’est là le fond de la philosophie de Platon »

Mais quoi ! la morale chrétienne n’a-t-elle rien ajoute à celle des anciens philosophes? L’immense action qu’elle a exercée sur le monde est-elle due uniquement à la force des circonstances, à l’énergie des caractères, ou à d’autres causes indépendantes de sa valeur propre, sans relation nécessaire avec son esprit même? Telle n’est point l’opinîon de M. Janet. Il s’efforce au contraire, dans quelques pages écrites avec onction et visiblement parties du cœur, d’établir la supériorité de l’Évangile sur les maximes de la philosophie grecque. Mais la pensée de M. Janet. me paraît ici enveloppée de quelques nuages. Au moins ne voudrais-je pas assurer que je l’ai entièrement comprise. Ce qu’il y a de nouveau, selon lui, dans la morale chrétienne, c’est Vaccent. « C’est par là, dit-il, que les paroles du Christ pénétraient jusqu’au plus profond de ces âmes grossières et les renouvelaient » Mais qu’est-ce que l’accent quand il s’agit de doctrines, de principes, de leçons, de règles de conduite d’où dépend notre salut dans ce monde et dans l’autre? L’accent nous représente d’habitude ce qu’on met d’âme, de sentiment, d’onction dans l’expression d’une idée. 11 ii’ajoute rien à l’idée même. Il nous montre avec quelle force elle s’est assimilée à notre être ; il n’en change ni la nature ni la valeur. N’y a-t-il que cela dans l’Évangile? N’y a-t-il que cela, voulons-nous dire, qui le distingue des traités de morale de l’antiquité païenne? Ce serait bien peu pour expliquer une des plus grandes

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