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VAUVENARGDES.
^ >..r ... DIALOGUE VII.
•^^»^ WAlOÊWCAm ET UN PORTUGAIS. ,
»î't'p î>^:i .''*>. ':. /"L'américain. ■ '^ •' '
'Vous ne^mè persuaderez point. Je suis très- '&nvaincu que votre luxe, votre politesse et vos arts n'ont fait qu'augmenter nos besoins, corrompre nos mœm-s, allumer davantage notre cupidité; en un mot, corrompre la nature, dont npus suivions les lois avant de vous connaître.
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■^': Mais qu'appelez-vous donc les lois de la natjre? Suiviez-vous en toutes choses votre instinct? ne l'aviez-vous pas assujetti à de certaines règles pour le bien de la société?
■ . tr, i i: : l'améhicain.
Ouï; niîds ces règles étaient conformes à la raison.
LE PORTUGAIS
Je vous demande encore ce que vous appelez la raison. N'est-ce pas une lumière que tous les hommes apportent au monde en naissant ? Cette lumière ne s'augmente-t-elle point par l'expérience, par l'application? n'est-elle pas plus vive dans quelques esprits que dans les autres ? De plus, ce concours de réflexions et l'expérience d'un grand nombre d'hommes ne donnent-ils pas plus d'étendue et plus de vivacité à cette lumière?
l'américain.
Il y a quelque chose de vrai à ce que vous dites. Cette lumière naturelle peut s'augmenter , et la raison par conséquent se perfectionner
LE PORTUGAIS
Si cela est ainsi , voilà la source de nouvelles lois, voilà de nouvelles règles prescrites à l'instinct , et par conséquent un changement avantageux dans la nature. Je parle ici de la nature de l'homme, qui n'est autre chose que le concours de son instinct et de sa raison.
l'américain.
Mais nous appelons la nature le sentiment , et non la raison.
LE PORTUiïAIS.
Est-ce que la raison n'est pas naturelle à l'homme comme le sentiment? N'est-il pas né
pour réfléchir comme pour sentir ? et sa nature n'est-elle pas composée de ces deux qualités?
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