‹ Moralistes français, pensées de Blaise PascalChapitre 291 sur 343 · LX · texte numérisé non relu

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partiales qu'on fait des hommes ou des ouvrages I-s plus estimables. Je hais cette chaleur de quelques hommes qui ne peuvent souffrir que

1 on sépare les défauts de ceux qu'ils admirent,

deleursperfections,etquiveulenttout consacrer mais combien plus insupportable est la manie de ceux qui se font un devoir d'attaquer les grandes réputations et de mépriser l'autorité des ju-

ftr'rl'fr'V"^"'' '^"^ '' ''^'^ P«»sée peutêtre d affecter plus d'indépendance I

Oserait-on penser de quelques hommes, dont U faut respecter les noms, qu'ils nous ont charmes par des grâces qui seront un jour négligées ou par un mérite de mode qu'on n'a pas touioull estime ? Se parer de beaucoup de connaissances mutiles ou superficielles, affecter une extrême singularité, mettre de l'esprit partout et hors de sa place, penser peu naturellement et s'exprimer de même, s'appelait autrefois être un pédant.

Les vrais politiques connaissent mieux les hommes que ceux qui font métier de la philosophie; je veux dire qu'ils sont plus vrais philosophes. ^

La plupart des hommes naissent sérieux II y a des plaisants de génie, mais en petit nombre. Les autres le deviennent par imitation , et forcent la nature pour suivre la mode '.

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