ELOGE DE LOUIS XV
CGLXXXVL
Il y a peu de situations désespérées pour un t^prit ferme qui combat à force inégale , mais avec courage , la nécessité.
CCLXXXVIL
592. Nous sied-il de braver la mort, nous qu'on voit inquiets et tremblants pour les plus petits intérêts ?
CCLXXXVIIT.
Nous louons souvent les hommes de leur fai- ^ blesse , et nous les blâmons de leur force.
CCLXXXIX
73. Le faible s'applaudit lui-même de sa modération , qui n'est que paresse et vanité.
Les siècles savants ne l'emportent guère sur les autres, qu'en ce que leurs erreurs sont plus utiles.
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Les simplicités nous délassent des grandes ipéculations.
Le plus ou le moins d'esprit est peu de chose, et ce peu fait pourtant la force, la grâce et la perfection des intelligences ou tout an contraire, comme la disposition de quelques-uns de nos organes fait la santé ou la maladie, la difformité ou la beauté du corps, objets importants pour les hommes, quoique petits à leurs propres yeux.
242. Quelque vanité qu'on nous reproche, nous avons besoin quelquefois qu'on nous assure de notre mérite , et qu'on nous prouve nos avantages les plus manifestes.
GCXCIV,
Le désir de la gloire prouve également et la présomption et l'incertitude où nous sommes de notre mérite.
CCXGV.
Nous ambitionnerions moins l'estime des hommes, si nous étions plus sûrs d'en èlre dignes.
259. Le sot s'assoupit et fait diète' en bonne compagnie , comme un homme que la curiosité a tiré de son élément et qui ne peut ni respirer ni vivre dans un air subtil.
CGXCVIL
11 est aisé de critiquer un ouvrage; mais il est difficile de l'apprécier.
GGXGVIIL
530. Osons l'avouer : la raison fait des philosophes, la gloire fait des héros; la seule vertu fait des sages.