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s pas; et celui an contraire qui deaire te a?ec uae grande ionpatienoe y met »en pour en être assez réooiqpeosé par
de certaines gens qui veulent si ardem*
û déterflûnéinent une certaine chose,
peur de la manqaer, ils n'oublient rien
'il faut faire pour la manquer.
oses les plus souhaitées n'arrivent point;
les arrivât, ce n'est ni dans le temps
les circonstances on elles auroient bit
me plaisir.
rire avant qued*étre heureux , de peur
ir sans avoir ri.
est courte» si elle ne mérite ce nom
{u'elie est agrésMe; puisque, si l'on
ensemble toutes les heures que Ton
c ce qui piaf t, l'on feroit à peine d'un
tmbre d'années une vie de quelques
st difficile d'être content de quelqu'un ! pourroit se défendre de quelque joie à r un méchant homme; Ton jouiroit ruit de sa haine , et l'on tireroit de lui h'qh en peut espérer, qui est le plaisir le. Sa mort enfin arrive, mais dans «cture où nos intérêts ne nous perlas de nous en réjouir : il meurt trop ^ tard.
«nible à un homme fier de pardonner li le surprend en faute, et qui se plaint 3c raison : sa fierté ne s'ûàowàL que reprend ses avantages, et qu'il met ins son tort.
i nous nous affectionnons de pfajs en personnes à qui nous Causons du bien, nous haisscms violemnent ceux que is beaucoup offensés, gaiement difficile d'étouffer dans les ements le sentim^t des injures, et de fer après un certain nombre d'années, ar fbibtesse que l'on hait un ennemi , D songe à s'en venger; et c'est par pa- ; l'on s'apaise, et qu'on ne se venge
«en autant de paresse que de fbibtesse jr gouverner.
ut pas penser à gouverner un honmie coup et sans autre préparation dans
«ne affaire itei^nsnte^ et qui serok capitale à lui ou aux siens ; il sentiriiît4'ab«rd l'eQipîre et l'ascendant qu'on veut prendre sur son ^rit, et il secoueroit le joi^ par hoi|te ou pm<»price. 11 faut tenter auprès de lui ie^ petites ehesest et de là, le progrès jusqu'aux phis grandes est immanquable. Tel ne pouvoit-Qu pto, dans les commencements, qu'enireprendêe de le faire partir pour la campagne ou pelourner à la ville, qui finit par lui dicter un testament où il réduit son fils à la légitime.
Pour gouverner quelqu'un loilg^j^ps et absolument , pfaut avoir la main légère; et ne lui faire sentir que le moins qu'il se peut sswdépendanee.
Tels se laissent^gouvemer jusqu'à i|p ioertain point, qui au-delà sont intraitables, et ne se gouvernent plus ; oiwperd 4ou^4^cMp la route de leur cosur et de leur esprit; ni lûiitear, ni souplesse, ni force, ni industrie-, Mies peuvant dompter, avec ^cette ilifférence que quelles uns sont ainsi faits par raisp» et avec fondement, et quelques autres par tempérament et par humeur.
Il se trouve des hommes qui n'écoutent ni la rmson ni les bons conseils , et qui s'égarent volontairement par la Ininie ^u^Us ortt d'être gouvernés.
D'autres consenteot d'être . gouveniés par leurs ands«n des choses.presque indîfferences, et s'en, font un drciit de Jes gouva^ner à leur tour en des choses gra^c» et de conséquence.
Orance veut passer pour, gouverner son maître , qui n'en croit rien , non plus que 4e public : parier sans cesse à un» grand que Ton sert , en des lieux «t en des teaips où il convient le moins, lui parler à l'oreiMe.ou en des termes mystérieux , rire jusqu'à-éclater en sa présence, lui couper la parole , se mettre entre lui et ceux qui lui parlent , dédaigner ceux qui viennent i^ire leur cour, ou attendre, impatiemment qu'ils se retirent, se mettre proche de lui en une posture trop libre, figurer avec lui le dos appuyé à une cheminée, le tirer par son habit, lui mar^ cher sur les talons , fiiire le familiep, prendre des libertés , marquent mieux un fat qu'un fiivori»
Un homme sage ni ne se laisse gouverner, ni ne cherche à gouverner les autres ; il veut que la raison gouverne seule, et toujours.-
LES CARACTÈRES
Je ne hafirois pas d'être iivré.par la confiance à une personne raîtoonabley et d'en être gouvernÀen tontes choses, et absolument, et loujoui*s : j% serois ^r de bien faire sans avoir le soin de. délibérer 1^ je. jouirois de la tranquillité de céliv qui esf gouverné par la raison.
Toutes tes passions sont menteuses; elles se déguisent autant qu'elles le peuvent aux yeux des autres; elles se cachent à elles-mêmes; il n*y a point de fice qui n*ait une fausse ressemblance avec quelque vertu , et qui ne s'en aide.
On ouvii%Mn livre de dévotion , et il touche ; on en ouvte un autr^qui est galant, et il fait son impression. Oserai-je dire que le cœur seul concilie les choses contraires, et' admet les incompatibles l «
Les hommes rougissent moins de leurs crimes que de leur$ foibicsses et de leur vanité : tel est ouver^oient injuste, violent, perfide, calomnîateor, qui cdohe^on amour ou son ambition , sadb autre vue que<de lat^cacher.
Le cas n'arrive guère où Ton puisse dire : J etois ambitieux ; on on ne l'est point , ou on l'est toujours ; mais le temps vient où Ton avoue que Top a aimé.
Les hommes commencent par l'amour, finissent par lambition , et ne se trouvent souvent dans une assiette plus tranquille que lorsqu'ils meurent»
Rien ne coûte moins à la passion que de se mettre au-dessus de la raison : son grand triomphe est de l'emporter sur l'intérêt.
L'on est plus sociable et d'un meilleur commerce ppr le cœur que par l'asprit.
Il y a de certains grands sentiments, de certaines actions nobles et élevées, que nous devons moins à la force de notre esprit qu'à la bonté de notre naturel*.
Il n'y a guère au monde un plus bel excès que celui de la reoonnoissance.
Il faut être bien dénué d'esprit , si l'amour, hi malignité , la nécessité , n'en font pas trûuter.
Il y a des lieux que l'on admire; il y en a d'autres qui touchent, et où l'on aimeroit à vivre.
Il me semble que l'on dépend des lieux pour l'esprit, l'humeur, la passion, le goût, et les sentiments.
Ceux qui font bien mériteroient seuls d'être enviés , s'il n'y avoit encore lin meilleur parti
DE LA BRUYÈRE
à prendre, qui est de faire mieux : c'est une ^ douce vengeance contre ceux qui nous donnent , cette jalousie.
Quelques uns se défendent d'aimer et de faire des versv comme de deux foibles qu'ils n'osent , avouer, l'un du cœur, l'autre de l'esprit.
Il y a quelquefois dans le cours de la vie de , si chers plaisirs et de si tendres engagements ' que l'on nous défend, .qu'il est naturel de desi- , rcr du moins qu'ils fussent permis : de si grands charmes ne peuvent être surpassés que parœlui • de savoir y renoncer par vertu.