‹ Moralistes françoisChapitre 243 sur 309 · A QUELQUES OBJECTIONS · texte numérisé non relu

A QUELQUES OBJECTIONS

Je ne détruis en aucune manière la nécessité des bonnes oeuvres , en établissant la nécessité de nos actions. Il est vrai qu'on peut inférer de mes principes, que ces mêmes œuvres sont eo nous des grâces de Dieu; qu'elles ne reçoivent leur prix que de la mort du Sauveur, et que Dieu couronne dans les justes ses propres bienfaits. Mais cette conséquence est conforme à b foi , et si conforme , qu'une autre doctrine lui seroit tout-à-faît contraire, et ne pourroit pas s'expliquer. Ne me demandez donc pas pourquoi la nécessité des bonnes œuvres , dès que leur mérite ne vient pas à nous? car ce n'est pas à moi à vous répondre là-dessus ; c'est à l'Église. On vous demanderoit aussi pourquoi la mort dl Jésus-Christ ! Dieu ne pouvoîf-il pas faire qu'Adam ne péchât jamais? Ne pouvoît-li racheter son péclié par le sang de son fils? Sans doute

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