‹ Moralistes françoisChapitre 283 sur 309 · La présence d'esprit est plus nécessaire · texte numérisé non relu

La présence d'esprit est plus nécessaire

à un négociateur qu'à un ministre. Les grandes

places dispensent quelquefois ^ des moindres

talents.

4S8. Quelque mérite qu'il puisse y avoir à négliger les grandes places , il est pourtant vrai qu'elles passent notre esprit.

ccLxn.

i97. Le dégoût est un témoignage d'indigestion et de foiblesse.

> Fontenelle — Vaurenargiies a dit la même choae de Bajle. ▼oyex Mtix. 462. B.

* LetmédediM.

GCLUIL

SQ2. 0 pompe des cièux! qu'étes-vous?Noas avons surpris le secret et Tordre de vos mouvements. Dans la main, d'un roi invisible, esclaves soumis et ressorts peut-étre insensibles, le monde sur qui vous régnez mériteroit-il nos hommages? L^s révolutions des empires, h diverse lace des temps, les nations qui ont dominé, et les hommes qui ont fait la destinée de ces nations mêmes, les principales opinions et les coutumes qui ont partagé la créance des peuples dans la rdigion , les arts , la morale et les sciences , tout cela que peut-il paroitre? Un homme, du creux d*un rocher, et comme «n atome invisible sur |q terre , embrasse en quelque sorte d'un coup d'eeil le spectacle de l'univers dans tous les âges.

âH: J'aiipe un écrivain qui embrasse tous les temps et tous les pays, et rapporte beaih coup d'effets à peu de causes ; qui compare les préjugés et les mœursde différents siècles;qui, par des exemples tirés de la musique et de h peinture, me fait connoitre les beautés deféloquence et l'étroite liaison des arts. Je dis d'mi homme qui rapproche ainsi les choses humaines , qu'U les voit en grand , si les conséquences sont Justes ; car, s'il conclut mal , il voit mal et n'a pas Fesprit étendu.

21S. Savoir bien rapprocher les choses, foflî lesprit juste. Le don de rapprocher beaucoup de choses at tle grandes cliosles » c'est l'esprit étendu : de-là l'exclusion naturelle de tout esprit feu^.

316. Un homme qui digère mal et qui est vorace , c'est l'image de beaucoup d'eq)rits.

ccLxvn.

Chaque condition a ses errenf^ et seslmui^ res; chaque peuple a ses moeurs et son gésie selon sa fortune. Le» Gérées, que nous avoBS passés en délicatesse, nous, passoient eo plicité. '"

RÉFLEXIONS ET MAXIMES. CCLXVffl. CCLXXVU.

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