PREMIÈRE PARTIE, ART. XII
scieiiGes des Téritës inébranlables ; et pour con- Tuincre si bien la raison de son peu de lumière et de ses égarements , qu'il est difHdle après œh d'être tenté de rejeter les mystères , pai^ cequ'on croît y trouver des répugnances : car resprit en est si battu , qu'il est bien éloigné de Touloir juger si les mystères sont possibles ; ce qoe les hommes du commun n'agitent que trop souvent. Mais Épictète, en combattant la paresse , mène à l'orgueil , et pourroit être nuisible à ceux qui ne sont pas persuadés de la cor* mption de toute justice qui ne vient pas de la M. Montaigne est absolument pernicieux , de son eftté » à ceux qui ont quelque pente à l'impiété et aux vices. C'est pourquoi ces lectures doivent être réglées avec beaucoup de soin , de dncràion et d'égard à la oonditton et aux mœurs de ceux qui s'y appliquent. Mais il semble qu'en les joignant elles ne peuvent que réussir, paroeque l'une s'oppose au mal de Tautre. Dest vrai qu'elles ne peuvent donner la vertu , mais eDes troublent dans les vices : l'homme se trouvant combattu par les contraires , dont Fun dmsse l'orgueil , et l'autre la paresse , et ne pouvant reposer dans aucun de ces vices par ses raisonnements , ni aussi les fuir tous.