‹ Moralistes grecsChapitre 30 sur 81 · DU CONTRE-TEMPS · texte numérisé non relu

DU CONTRE-TEMPS

lieu d^une assemblée, pour reprendre uq fait dès ses comnieuceinents, et en instruire à fond ceux qui en ont les oreilles rebattues, et qui le savent mieux ijue lui ; souvent empressé pour engager dans une affaire des personnes qui, ne raffectionnant point, n'osent pourtant refuser d'y entrer * . S'ilarrive que quelqu'un dans la ville doive faire un festin après avoir sacrifié ^, il va lui demander une portion des viandes qu'il a préparées. Une autre fois s' il voit qu'na maîtrechâtie devant lui son esclave : a J'ai perdu, ditr-il, » un des miens dans une pareille occc§ion; je le fis » fouetter, il se désespéra, et s'alla pendre. » Enfin il n'est propre qu'à comijiettre de nouveau deux personnes qui veulen.t s'accommoder, s'ils l'ont fait arbitre de leur différend. C'est encore une action qui lui convient fort que d'aller prendre, au milieu du repas, pour danser ^, un homme qui est de sang-froid et qui n'a bu que modérément.

' On rendrait mieux le sens de cette phrase en traduisant : u II s*empresse de prendre des soins dont on ne se soacie point , uiai« qa^on est honteux de refuser. »

^ Les Grecs, le jour même qu'ils avaient sacrifié: ou soupaient avec leurs amis, ou leur envoyaient à cbaoun une portion de la victime. . CTétait donc un contre-temps de demander sa part prématurément . et lorsque le festin était résolu , auquel on pouvait même être invité.

' Cela ne se faisait chez les Grecs qu'après le repas, et lorsque les tables étaient enlevées. Le grec dit seulement : u II est capable de provoquer à la danse un ami qui n'a encore bu que modérément.

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