BIAS
Bias, de Priène, profita des faveurs de la fortune pour satisfaire son penchant à la bienfaisance. Il racheta de jeunes captives de Messène, prit soin de leur éducation avec toute la tendresse d'un père, et les renvoya dans leur patrie après les avoir richement dotées. Il composa une pièce de deux mille vers sur le moyen d'être heureux ; il l'avait trouvé puisqu'il faisait le bien. i
Son éloquence avait beaucoup de force et de vivacité. Il plaida dans sa vieillesse la cause d'un de ses amis, et, après avoir fini de parler, il reposa sa tête sur le sein de son neveu. Quand les juges eurent prononcé en sa faveur, on voulut le réveiller, mais il avait 1 rendu le dernier soupir.
CLÉOBULB.
Cléobule, de Lindes, dans l'île de Rhodes, fut élevé à la souveraineté de sa patrie. Il cultiva la poésie, et sa fille Cléobuline mérite elle-même d'être comptée parmi les poètes.