‹ Morceaux choisisChapitre 102 sur 439 · Ce vers amorce l'acte II, Sc. 4, (V. p · texte numérisé non relu

Ce vers amorce l'acte II, Sc. 4, (V. p

:3. Satan. — Le chœur a dit à Frank » &« N'irrite pas Dieu. »

Délibérément, il se met en la compagnie du Diable.

4. 11 est arrivé couramment que le révolté romantique fût préeisément un homme né en marge de la société, et qui, mis au ban de la société, rompt le pacte-social, dont il ne croit connaître que les charges. Il

‘maudit la société par dépit de n’y être pas pleinement accueilli. —

Inversement, ici, le héros antisocial, l’'ennerni des lois, se réclame d’une race trop pure pour

accepter le nivellement social. :

(Cf. Mauprat, de G. Sand, plus tard). Frank n’est pas un déshérité ; il sait ce que c’est que posséder; il est qualifié pour mé-

priser tout ce que donne la s0-:

cieté. Le sentiment de la communauté des souffrances, l’échange dé l’aide et de la pitié, bien loin d’êtré pour lui consolateurs et réconfortants, lui ap-

araissent comme une défail-

Tout nous vient de l’orgueil$,- même la patience.

».-Il n'accepte pas l’engage-:

ment héréditaire et tacite qui lie tout homme vis-à-vis de la société. H se considère, lui individu, comme un commencement absolu.

6. Il n'accepte pas que rien puisse limiter son destin. Exalté par la conscience de sa force, il veut tout conquérir, ou mourir. |

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