‹ Morceaux choisisChapitre 113 sur 439 · GUNTHER · texte numérisé non relu

GUNTHER

Ne les suivez-vous pas, seigneur, sous ce portique?

O mon maître, au milieu d’une fête publique,

Qui d’un si juste coup frappe nos ennemis,

Avez-vous distingué le cœur de vos amis? Ù Hélas! les vrais amis se taisent dans la foule; > EUR Il leur faut, pour s'ouvrir, que ce vain flot s'écoule. ,

O mon frère, à mon maître! ils t’ont proclamé roi! «= Dieu merci, quoique vieux, je puis encor te suivre, Jeune soleil levant, si le ciel me fait vivre. é Je ne suis qu'un soldat, seigneur, excusez-moi.

Mon amitié vous blesse, et vous est importune.

Ne partagez-vous point l’allégresse commune?

Qui vous arrête ici? Vous devez être las.

La peine et le danger font les joyeux repas.

LE CHŒUR, dans la maison.

Chantons, et faisons vacarme, - Comme il convient à de dignes buyeurs, à

Vivent ceux que le vin désarme! Me

Les jours de combat ont leur charme; #

Mais la paix a bien ses douceurs.

nu

G UNTIHER

Seigneur, mon cher seigneur, pourquoi ces regards sombres? Le vin coule et ‘etreule, — batodes -vous ces chants?-- Des convives joyeux je vois flotter les ombres, Derrière ces vitraux de feux resplendissants.

\ LE CHŒUR, à La fenétre.

Frank, pourquoi tardes-tu? — Gunther, si notre troupe. Ne fait pas, sous ce toit, peur à vos cheveux blancs, Soyez le bienvenu pour vider une coupe.

Nous sommes assez vieux pour oublier les ans.

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