‹ Morceaux choisisChapitre 124 sur 439 · Var. (Ed. de · texte numérisé non relu

Var. (Ed. de

Es-tu donc si longtemps resté sur ma

[pôitrine. ..

152 ï ALFRED:DE MUSSET

CE EEE EEE

Une petite chambre ; scène d'amour :

Ah! j'ai senti mon âme Qui redevenait vierge à ton doux souvenir, Comme l'onde où tu viens mirer ton beau visagé Se fait vierge, ma chère, «et dans ta chaste image Sous son cristal profond semble se recueillir !

Mais Belcolore rôde par là ; Frank la devine : « Attendez-moi. — Je fais le tour de la maison, » Déidamia le supplie de rester auprès d'elle déjà il n’est plus là. Belcolore parait et frappe au cœur Déidamia. Frank, tenant Déidamia morte dans sès bras :

O toi, ma bien-aimée !

Sur moñ premier baiser ton âme s’est fermée.

Pendant plus de quinze ans tu l’avais attendu, Mamette, et tu t’en vas sans me HAE rendu.

«Le

Conclusion désespérée. Faut-il y chercher un sens symbolique ? Celui. dont la débauche: a souillé le cœur ne goûtera jamais la douceur d’un

amour virginal, 11 y aurait là une justification morale de ce dénouement ; mais que penser d’une justice. qui prendrait pour victime l'innocent avec le coupable, — avec le coupable régénéré ? Ce que Musset

a voulu dire, c’est que le destin est l’ennemi ‘de l’homme : point de.

-bonheur, si caché soit- il, et si humble, dont nous puissions être sûrs.

Une puissance mauvaise nous frappe, à l'instant même où nous. reves

nons des vastes pensées et des désirs démesurés pour vivre humaine-

ment. Et ce sens, très émouvant, et qui « laisse à penser », est aussi un :

sens très facilement saisissablé au théâtre. La réverie poétique et l’impression dramatique vont presque toujours ensemble dans les œuvres que Musset a écrites pour la scène, ou en songeant à la scène.]

dE

Parmentier)

F1G. 22. — Deux jeunes filles du temps de Musset. (B.N.E.) (Les deux sœurs de Camille Roqueplan.)

Pourquoi ne seraient-ce pas Ninon et Ninette? On les voudrait cependant plus aériennes, et plus piquantes.

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