Voici un tableau. flamand qui est bien joli. La modeétait
-alors à l’art flamand et hollan-
dais. Balzac en parle sans cesse, et de Miéris, par exemple, dans Péatrix : « Felicité montrait à Calyste une belle copie du tableau de Miéris, où se voit une
| femme en satin blanc, debout, tenant un papier et chantant
avec un chanteur brabançon, pendant qu’un nègre verse dans
un verre à patte du vieux vin
d'Espagne, et qu’une vieille femme de charge arrange des
biscuits. » — Miéris est d'’ail-'
leursnon Flamand, mais Hollandais. Musset dut penser à Miéris le vieux, élève de Gérard Dow, de Leÿde (1635-1681), On cite de
lui surtout Une jeune fille pre nant une leçon de clavecin, Deux femmes vêlues de satin prenant le thé, l’Evanouissemertt d'une jeune fille. Sa peinture est charmante, mais un peu mièvre.
2, Musset a souvent fait ce rêve de félicité intime; et les plus fiers de leur indépendance,
armi les artistes, les plus jaoux de leur solitude, ont regretté tôt ou tard de ne l’avoir pas réalisé. V. les dernières lettres de Flaubert à G. Sand, — Le capricieux, l’errant Fantasio se laisserait bien prendre au piège du honheur régulier. Mais
saurait-il le garder ? [Il rêve de-
vant une œuvre d'art. pa 8. À quoi répent les jeunes filles, :
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d’étiquette; bien qu'il soit Italien, et non Allemand, que l'illustre baron de Thunder-Ten-Thronck (Candide). Enfin, comme Musset à lu Marivaux, ce grotesque a la prétention d’observér sa fiancée sous un travestissement, tandis que Marinoni tiendra le rôle du prince. Mais comme sa dignité souffre de cette abdication provisoire! Tout cela est d’une drôlerie, d’un saugrenu charmants. : é