‹ Morceaux choisisChapitre 205 sur 439 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

[Florence ; un jardin, clair de lune. Lorenzo accompagne dans ses

expéditions de brute amoureuse le ‘duc Alexandre. Puis:la rue au point du jour: un orfevre et un marchand devisent sur le malheur des temps : un bâtard des Médicis gouverne la ville avec une garnison allemande, — D'une maison illuminée sortent le duc et Julien Salviati, masqués ; Julien fait une déclaration insultante à Louise Strozzi. Nous voilà au fait de l’état de la ville et des mœurs du Médicis. Quant à Lorenzo,

c'est un dégénéré, un poltron, que le duc refuse de prendre au sérieux;

une épée lui fait peur. — Tout d'un coup, nous voici devant l’église de Saint-Miniato à Montolivet: défilé des bannis. Si le Médicis est maudit,

4. Consulter, sur le person- | nier, Revue des Deux Mondes, nage de Lorénzaccio, le livre | 15 juillet 1904, el celui d'A. Poi-. excellent de Pierre Gauthiez | zat, Réoue de la re (cf. l’article de Dauphin Meu- | let, octobre 1904).

la famille des Strozzi est chère au peuple. L’un des fils du vieux Strozzi, Léon, le prieur de Capoue, s’entretient avec ces pauvrés gens ; Louise est avec lui: passe Salviati, qui tient et répète, à voix haute, des paroles injutieuses pour elle. Léon lentend. Nous saurons ce qui en résultera. Nous voici maintenant avec la mère de Lorenzo.]

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