Cf. Namouna, I, Lui
Une maîtresse aimée est si près d’une S >. [sœur !
Elle vient si souvent, plaintive et ; [caressante, Poser, en chuchotant, son cœur sur
4 [votre cœur !
3. Ces vers, d’une somptueuse et mystérieuse beauté, rappellent (sans qu’on soit autorisé à dire qu'aucun des deux poètes imite l’autre) un passage de lIntermezzo de Heine AERRe tion de Gérard de Nerval), XVII :
« Je ne t’en veux pas ; et si mon cœur se brise, bien-aimée que j'ai perdue pour toujours, je ne t’en veux pas ! T'u brilles de tout l’éclat de la parure nuptiale, mais aucun rayon de tes diamants ne tombe dans la nuit de ton cœur. » |
- Cf. aussi CHEÉNIER : « Ah ! je
les reconnais et mon cœur se réveille. — O sons ! à douces
“voix chères à mon oreille ! — . O mes muses ! c’est vous, vous
mon premier amour, — Vous qui m'avez aimé dès que j'ai vu le jour... — J'étais seul, je mourais.., Elles viennent ! Leur voix, leur aspect me rassure, — Leur voix mélodieuse assoupit ma blessure...» (Musset s’est peut-être aussi vaguement souvenu ici encore de la Dédicace de Gœthe. Voir Foss, et J, Giraud, article cité).
Te ronge; quelque chose a gémi dans ton cœur;
Quelque amour t'est venu, comme on en voit sur terre, Une ombre de plaisir, un semblant de bonheur.
Viens, chantons devant Dieu; chantons dans tes pensées, Dans tes plaisirs perdus, dans tes peines passées; Partons, dans un baiser, pour un monde inconnu. Eveillons au hasard les échos de ta vie,
Parlons-nous de bonheur, de gloire et de folie,
Et que ce soit un rêve, et le premier venu.
Inventons quelque part des lieux où l’on oublie; Partons, nous sommes seuls, l’univers est à nous! Voici la verte Ecosse et la brune Italie,
Et la Grèce, ma mère, où le miel-est si doux,
Argos, et Ptéléon, ville des hécatombes, - ce Et Messa, la divine, agréable aux colombes;
Et le front chevelu du Pélion changeant;
Et le bleu Titarèse,.et le golfe d'argent | Qui montre dans ses eaux, où le cygne se mire, La blanche Oloossone à la blanche Camyre?.
Dis-moi, quel songe d’or nos chants vont-ils bercer? D'où vont venir les pleurs que nous allons verser ? Ce malin, quand le jour a frappé ta paupière,
LÀ 1. Souveraineté créatrice du
“poète, qui par l’imagination échappe aux contraintes prochaines de la réalité. Cf. V.
Huco, Feuilles d'Automne, En présence du Glacier‘du Rhône :
« Alors, nuage errant, ma haute poésie — Vole capricieuse et sans route choisie, — De l'Occident au Sud, du Nord à l’Orient; — Et regarde, du haut des radieuses voûtes, — Les cités de la-terre, et, les dédaignant toutes, — Leur jette son ombre en fuyant. » Etc.
Mais cf. surtout CHENIER, Ælégies ÆV,:
Par vous [inuses] la rêverie errante,
à [vagabonde,