‹ Morceaux choisisChapitre 228 sur 439 · Cf. Namouna, I, Lui · texte numérisé non relu

Cf. Namouna, I, Lui

Une maîtresse aimée est si près d’une S >. [sœur !

Elle vient si souvent, plaintive et ; [caressante, Poser, en chuchotant, son cœur sur

4 [votre cœur !

3. Ces vers, d’une somptueuse et mystérieuse beauté, rappellent (sans qu’on soit autorisé à dire qu'aucun des deux poètes imite l’autre) un passage de lIntermezzo de Heine AERRe tion de Gérard de Nerval), XVII :

« Je ne t’en veux pas ; et si mon cœur se brise, bien-aimée que j'ai perdue pour toujours, je ne t’en veux pas ! T'u brilles de tout l’éclat de la parure nuptiale, mais aucun rayon de tes diamants ne tombe dans la nuit de ton cœur. » |

- Cf. aussi CHEÉNIER : « Ah ! je

les reconnais et mon cœur se réveille. — O sons ! à douces

“voix chères à mon oreille ! — . O mes muses ! c’est vous, vous

mon premier amour, — Vous qui m'avez aimé dès que j'ai vu le jour... — J'étais seul, je mourais.., Elles viennent ! Leur voix, leur aspect me rassure, — Leur voix mélodieuse assoupit ma blessure...» (Musset s’est peut-être aussi vaguement souvenu ici encore de la Dédicace de Gœthe. Voir Foss, et J, Giraud, article cité).

Te ronge; quelque chose a gémi dans ton cœur;

Quelque amour t'est venu, comme on en voit sur terre, Une ombre de plaisir, un semblant de bonheur.

Viens, chantons devant Dieu; chantons dans tes pensées, Dans tes plaisirs perdus, dans tes peines passées; Partons, dans un baiser, pour un monde inconnu. Eveillons au hasard les échos de ta vie,

Parlons-nous de bonheur, de gloire et de folie,

Et que ce soit un rêve, et le premier venu.

Inventons quelque part des lieux où l’on oublie; Partons, nous sommes seuls, l’univers est à nous! Voici la verte Ecosse et la brune Italie,

Et la Grèce, ma mère, où le miel-est si doux,

Argos, et Ptéléon, ville des hécatombes, - ce Et Messa, la divine, agréable aux colombes;

Et le front chevelu du Pélion changeant;

Et le bleu Titarèse,.et le golfe d'argent | Qui montre dans ses eaux, où le cygne se mire, La blanche Oloossone à la blanche Camyre?.

Dis-moi, quel songe d’or nos chants vont-ils bercer? D'où vont venir les pleurs que nous allons verser ? Ce malin, quand le jour a frappé ta paupière,

LÀ 1. Souveraineté créatrice du

“poète, qui par l’imagination échappe aux contraintes prochaines de la réalité. Cf. V.

Huco, Feuilles d'Automne, En présence du Glacier‘du Rhône :

« Alors, nuage errant, ma haute poésie — Vole capricieuse et sans route choisie, — De l'Occident au Sud, du Nord à l’Orient; — Et regarde, du haut des radieuses voûtes, — Les cités de la-terre, et, les dédaignant toutes, — Leur jette son ombre en fuyant. » Etc.

Mais cf. surtout CHENIER, Ælégies ÆV,:

Par vous [inuses] la rêverie errante,

à [vagabonde,

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