AU LECTEUR
Une préface est presque toujours, sinon une histoire où une théorie, une espèce de salutation théâtrale, où l'auteur, comme nouveau venu,: rénd hommage à ses devanciers, cite des noms, la plupart anciens, pareil à -un provincial qui, en entrant au bal, et à gauche, cherchant un visage ami.
C’est cette habitude qui nous ferait trouver étrange
qu'on entrât à l’Académie sans compliment et én silence. Me pardonnera-t-on d’imiter le comte d’Essex, qui arriva dans le conseil de la reine crotté et éperonné!?
s'incline. à droite
1. Le poète rêvait peut-être dès 1830 d’un drame dont le plan a été conservé, Le Comte d'Essex (sujet traité dans une tragédie de Thomas Corneille).
On aurait vu, à l’Acte I, les ennemis du comte, Cecil, Raleigh êt Nottingham, le desservir. auprès de la reine Elisabeth : «La RÉ AUS fort mécontente. Southampton le
défend en vain. Tout à coup, les portes s’ouvrent; on entend
un grand tumulte ; le comte
arrive tout botté et tout crotté ;
il se ee aux pieds d'Elisa Tout le monde se retire. .
beth.