STANCES
‘L'œuvre SÉRIE.
[V. noter dep. 382. — Ces stances ont paru dans la Revue des : Deux Mondes du rs octobre 1836. Dans celle du rer octobre!, se trouvait un poëme de Henri Blaze de Bury, Desdemona, à la gloire d’une artiste qui s'offre en victime à son art : c’est. évidemment: la Malibran. — D'autre part, le critique musical Castil-Blaze, dans les. deux premiers numéros d'octobre 1836, consacra deux longs articles à la Malibran. On peut y relever ce passage, qui a pu inspirer à Musset les strophes IT à V, mais on va voir combien, ici encore, il y a loin du texte qui a-mis en mouvement l'intelligence du poète à l'œuvre qu'il a réalisée : « Le peintre, le sculpteur, le poëte, le musicien laissent après eux leurs ouvrages ; le financier légue ses écus, ses châteaux magnifiques ; le chanteur le plus riche” en talent emporte tout ; point d’héritage, rien ne reste, et pour avoir un autre virtuose qui le remplace, il faut recommencer par la première gamme. » — L'acteur Régnier, ami de Musset”, remarque dans ses Souvenirs.et Etudes de lhédtre, ‘que Musset, -à soixante ans de’ distance, s’est approprié ce qu'avait dit aussi Boutet de Monvel à propos de la mort de Lekaïn : lettre: du 9 février 1778 : &« Voilà donc où aboutissent trente ans de travail, trente ans de peine; il ne restera d’un talent souvent sublime qu’ une mémoire incertaine, que le temps effacera chez ceux qui n'auront pas joni de ses triomphes. Le peintre, le poëte laissent après eux des monuments de leurs travaux moins achevés dans leur genre que Lekain dans le sien; ce qu'ils ont fait de bien reste entre les mains de la poste et Lekain ne laisse rien... »] |
Extraits 5 & e I Sans doute il est trop tard pour parler encor d’elle;
Motte Werner : Xleine | M. Pougin et celui de M. Lan-
Beiträge zur Würdigung A. de |: quine.
Mussets, Berlin 1896. — Sur la 2. Qui lui a adressé un beau MALREan FES le livre de | sonnét sur la mort de sa fille,
ALFRÉD DE MUSSET *
Depuis qu’elle n’est plus quinze jours ‘sont passés, Et dans ce pays-ci quinze jours, je le sais, Font d’une mort récente une vieille nouvelle. …
De quelque nom d’ailleurs que le regret s'appelle, L'homme, par tout pays, en a bien vite assez.
A défaut d’action?, leur grande âme inquiète