LE Y
Recevant d'âge en âge une nouvelle vie,
Ainsi s’en vont à Dieu les gloires d’autrefoisz Ainsi le vaste écho de la voix du génie re Devient du genre humain luniverselle voix ?,..
Et de toi, morte hier, de toi, pauvre Marie,
Au fond d’une chapelle il nous reste une croix.
Sur eeeeresseceneoeerenmttseesreeese
GNATE
O Ninette3! où sont-ils, belle muse adorée,
Ces accents pleins d'amour, de charme et de terreur, Qui voltigeaient le soir sur ta lèvre inspirée, y Comme un parfum léger sur l’aubépine enfleur{? |
Où vibre maintenant cette voix éplorée, Cette harpe vivante attachée à ton cœur 5?
eue etes see eee es
suffit à lui donner l’immortalité : mais n’en est-il pas ainsi du chant, qui survit par le souvenir? Il ne suit pas irès rigoureusement sa pensée ;— qu'importe !
4. Il est probable qu'ici Musset attribue à Praxitèle la Vénus de Milo que précisément le comte de Marcellus, avant même de l’avoir vue,avait nommée, d'enthousiasme la Vénus victorieuse (février 1820). Quatremère de Quincy s’écriait :
« O toi qui nous offres. le plus heureux mélange de la vérité, de la grandeur du style, dé la grâce et de la noblesse, tu dois
être sortie de l’atelier de Praxi-.
tele!» (R. Canat : Renaissance de la Grèce antique, p. 52.)
2% On sent affleurer ici une notion du génie qui n’est pas tout à fait celle qui avait cours au temps romantique. D’après Musset, la pensée universelle des hommes adopte les inventions du génie; — il ne dit pas - quelles hommes de génie pressentent la pensée confuse de Phu-
PE
| manité, et lui donnent forme. :
3. C’est le nom familier que ses admirateurs donnaient à la Malibran. D'ailleurs, d’après P.
de Musset, Alfred ne lui adressa jamais la parole. PR