‹ Morceaux choisisChapitre 354 sur 439 · BERNERETTE · texte numérisé non relu

BERNERETTE

On m'a dit qu'après avoir lu cette. lettre, Frédéric avait fait sur lui-même une funeste tentative. Je n’en parlerai pas ici : les indifférents trouvent trop souvent du ridicule à des actes semblables, lorsqu'on y survit. Les jugements du

monde sont tristes sur ce point; on rit de celui qui essaie de mourir, et celui qui meurt est oublié.

4. Il s’agit du Goetz de Berlichingen de Gæthe ; cf, p. 126, n, 3.

L'ESPOIR EN DIEU (1838

L'œuvre expliquée …

[Cette méditation ‘vient de la même source que la pièce adressée à Lamartine (p. 340). Elle a paru dans la Revue des Deux Mondes le 15 février 1838. Paul de Musset assure L que tout en écrivant Fréderic et Bernerette, Alfred lisait « avec uñe

ardeur incroyable...

Epictète, Spinoza,

les Anglais, les Allemands, Platon, jusqu’à. Monsieur de La Romiguière. »

Rebuté par loufrecuidance des uns et l’indécision des autres, 1l : fermait souvent le livre et reprenait Bernerelte. « Maïs le jour

même où il coucha

larmes lui étaient venues aux yeux ‘en écrivant la dernière

son héroïne dans la tombe, comme les

page, .…. il me dit : « J'ai assez lu, assez cherché... Les larmes et la prière sont d'essence divine.., » Dès la nuit suivante; il commença l'Espoir en Dieu*. »]

Tant que mon faible cœur, encor plein de jeunesse,

A ses illusions n’aura pas dit adieu, Je voudrais m'en tenir à l’antique sagesse, Qui du sobre Epicure a fait un demi-dieu $.

4, Bio raphie, HI, 4.

Page 1