Il s’agit de Leopardi
4837), grand poète italien, d’un génie douloureux: il a fait une
épopée satirique, des poésies ly- :
riques. Sa tristesse amère (qui ne lui venait pas seulement de son âme, mais d’un corps tor- 4uré par la maladie), son âpre misanthropie, ei l'ardeur rêveuse de sa sensibilité le rendaient deux fois sympathique à Musset, qui le lut dans une tra-
tombe : («Tu vas te reposer enfin pour toujours, Ô mon cœur
fatigué... Repose-toi pour tou-.
jours, tu n'as que trop palpité… Paix désormais. Désespère pour la derniére fois. A notre race le:
destin n’a fait qu'un don: la mort.» Il avait dit: « Que l’a-!
mour et la mort, maitres de l’humaine famille, puissent échoir
en partage aux âmes ferventes, :