‹ Morceaux choisisChapitre 406 sur 439 · Cf. la Nuit de Mai · texte numérisé non relu

Cf. la Nuit de Mai

k. Cf. Les Nuits; notamment la Nuit d’Août et la Nuit d'Octobre.

5. Cf. quelques-uns des premiers vers de Musset, /Zntroduüc- Lion, D. 17.

6. Musset n’a-t-il pas fondu dans ces vers délicieux des réminiséences de la Nuit de Mai (P: 258), d'Une Soirée perdue, et

e l’Zdylle : RTE Elle penche vers moi son front plein de

4 [langueur,

Et comme on voit s'ouvri ne: rose [endormie,

Dans un faible soupir, des lèvres de ma [mie,

Je sentis s’exhaler le parfum de son [cœur.

Voir aussi Lucie.

Je regardais rêver son front triste et [charmant,

XIV ’ Celui qui ne sait pas, durant Les nuits brûlantes Qui font pâlir d'amour l'étoile de Vénus, Se lever en sursaut, sans raison, les pieds nus, Marcher, prier, pleurer des larmes ruisselantes, ,

Et devant l'infini joindre des mains tremblantes t, Le cœur plein de pitié pour des maux inconnus?;.

Que celui-là rature et barbouïlle à son aiseÿ,

Il peut, tant qu'il voudra, rimer à tour de bras,

Ravauüder l’oripeau qu’on appelle antithèse,

Et s’en aller ainsi jusqu’au Père-Lachaise,

Traîinant à ses talons tous les sots d’ici-bas ;

Grand homme, si l’on veut ; mais poête, non pas,

OU 25 et delle en ATEN SN RE RRLE Le ets Te PTS |

O toi qu'appelle encor ta patrie abaïissée f, 1 ; Dans ta tombe précoce? à peine refroidi,

Sombre amant de la Mort6, pauvre Leopardi,

Si, pour faire une phrase un peu mieux cadencéef,

4. Cf. l'Espoir en Dieu... sel, — qui dispose souvent ses 2, C’est l’un des plus simples | rimes, surtout en sixain, tres et des plus beaux vers qu'ait | capricieusement, — a mis dé la

écrits Musset. malice à dérouter les amateurs 3. De nouveau, voici le ton | de régularité. — Leopardi avait du satirique, de Régnier. un grand mépris de larime. 4. Cf. Invocation, en tête de La Dans un projet d'article, qui x

Coupe et les Lèvñes, où se trouve | doit dater de 1842, Musset disait une courte invective à l'Italie | de Leopardi : «Il sonda et apdégénérée. (Ainsi avait fait La- | profondit tour à tour les sourmartine dans son Dernier chant | ces où les grands esprits de du pèlerinage de Childe Harold), | lantiquité et de tous les temps

ainsi tant d'autres. V. ici p. 86. avaient puisé l’adoration pour

— En 1853, dans ses stances à | Dieu, l’amour des hommes, le - Me Ristori,une cantatrice,Mus- | dévouement à la patrie, mais il set fit réparation à l'Italie: reconnut d’abord que l'Italie é- ‘:

tait malheureuse et que, ne sentant pas toute l'étendue de ses malheurs, elle était incapable ai les AU cesser. Les hommes LA ui semblérent ensuite, comme | N'avait pas encore qe ip à bien d’autres [comme à Lorenzaccio|, remplis de folie et de va- 5. Leopardi était mortàtrente- | nité. li ne comprenait ni leur neuf ans. a ambition,nileursefforts,nileur 6, V. les textes cités p.482, n.3. impatience, et- il pensait sans 7. Noter que précisémentdans | cesse au néant.» Enfin, Leoparcette pièce on dirait que Mus- | di «ne put voir en Dieu qu'une

Quelqu'un m'avait bien dit que malgré | [la misère, La peur, l'oppression, l'orgueil humilié, D'un grand peuple vaincu le genou

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