‹ Morceaux choisisChapitre 409 sur 439 · scène, comme beaucoup d’ autres de ce conte · texte numérisé non relu

scène, comme beaucoup d’ autres de ce conte

La Brelonnière aie seul, dans sa chambre, entouré de liasses de papiers, comme un homme qui met ses affaires en ordre. Armand lui exprima tout le regret qu’il éprou- .vait de voit qu'un mot (qu'il ignorait du reste, disait-il) pouvait amener deux gens de cœur à aller sur le terrain, et de Jà en prison.

— Qu'avez-vous donc fait à mon frère ? lui demanda-t:il.

— Ma foi, je n’en sais rien, dit la Bretonnière, se levant

et s’asseyant tour à tour d’un air un peu embarrassé, tout en conservant sa gravité ordinaire : votre frère, depuis longtemps, me semble mal disposé à mon égard ; mais, s’il faut vous parler franchement, je vous avoue que j ignore absolument pourquoi.

— N'y at-il pas entre vous. quelque rivalité ? Ne faitesvous pas Ja cour à quelque femme ?... rx

— Non, en vérité, pour ce qui me regarde, je ne fais la cour à personne, el je ne vois aucun motif raisonnable qui ait fait franchir ainsi à votre frère les bornes de la politesse. ù Le

— Ne vous êtes-vous jamais disputés ensemble ?

— Jamais, une Seule fois excepté, c'était du temps du choléra ; M. de Berville, en causant au dessert, soutint qu'une maladie contagieuse était toujours épidémique, et il prétendait basér sur ce faux principe la différence qu'on a établie entre le mot épidémique et le mot endémique. Je ne pouvais, vous le sentez, être de son avis, &t je lui démontrai fort bien qu’une maladie. épidémique pouvait devenir fort dangereusè sans se communiquer par le. - contact. Nous mimes à cette discussion ‘un fe lrop de. chaleur, j'en conviens.

— Est-ce là tout ? faire . — Autant que je me le rappelle. Peut-être cependant a-t-il été blessé, il y a quelque temps, de ce que j'ai cédé

à l’un de mes parents deux bassets dont il avait envie,

Mais que voulez-vous que j'y fasse? ce parent vient me voir par tra je lui montre mes chiens, il trouve ces bassets.. ve

— Sice n’est que GE encore, il n'y a pas de quoi s'arracher les yeux.

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