ACTE III
Dans le jardin de maître Bernard. Carmosine relit tout bas la romance ; l'inévitable Vespasiano et la perspicace dame Pâque, inséparables complices, s’encouragent à espérer : la malade semble mieux: Et voici Perillo; il a compris le secret de la romance, et quand Carmosine, avec une sérénité qui ressemble à de la joie, lui recommañde son père, il comprend qu’elle espère mourir : « Vous l’aimez beaucoup, Carmosine. — De qui parles-tu ? — Je n’en sais rien, mais la mort seule n’a point tant d’attraits ». Il reçoit comme les dernières volontés de Carmosine, qui reste seule. Elle savoure sa souffrance (cf. Leopardi, p. 482, n. 3): « O ma douleur, ma chère douleur, j’oserais me plaindre de toi ? Toi mon seul bien, toi ma vie et ma mort, toi qu’il connaît