‹ Morceaux choisisChapitre 54 sur 439 · Dur Ia poésie de la nuit, cf, p: 495, n · texte numérisé non relu

Dur Ia poésie de la nuit, cf, p: 495, n

N usset a pu comparer spontanément la femme et la fleur ; mais la comparaison reparaît souvent chez deux auteurs qu il aimait beaucoup;,Jean-PaulRichter: « L'âme d’une jeune fille

ressemble à une rose épanouie:

arrachez à cette rose épanouie une seule feuille de son calice, toutes les autres tombent aussitôt... (V. son Article sur les Pensées de Jean-Paul ,p.113.)»,et Shakespeare : Othello, trad. par A. de Vigny :

O misère !

SR nont t'es-tu flétrie ! Ô toi, fleur solitaire !. O fleur si belle à voir et dont le pur encens

A ton approche seule enivrait tous les sens ?

Cf. | p.19,n.5 ,

— Il y a quelque laisser aller dans le travail de l'expression, mais le rythme efface les né-

gligences et même la gaucherie du tour.

2 Othello (trad. A. de Vigny), V. 2. Othello va tuer Desdemona ; ” la regarde dormant

Lampe ardente ! maïs toi qui vas t’anéantir,

Ouvrage le plus beau qu'ait formé la-nature !

Où retrouver encor, divine créature, Ce feu qui te donna la vie, et qu’autrefois Dieu pour chacun de nous n’alluma qu’une

Le destin l'a voulu :

Page 1