‹ Morceaux choisisChapitre 115 sur 369 · C.-à-d. « les fonds de terre · texte numérisé non relu

C.-à-d. « les fonds de terre

conquis par l’Etat.

5 C’est déjà une cause de dé-

cadence que Montesquieu nous fait entrevoir ici. Développement de la grande propriété, écrasement du petit et du moyen propriétaire par le capitalisme foncier ; plus de citoyens à la fois soldats et laboureurs, donc plus de discipline ni de vertus militaires. Aux luttes de classe politiques vont succéder les luttes de classe économiques.

6. Les pauvres sont admis comme soldats en 107. Dans Rome seulement, on évalue à plus de 300,000 les prolétaires qui vivent misérables et prêts à tous les mauvais coups, dès l’époque des Gracques. Les lois agraires avaient ''pour but de

Forter un remèd à ces maux ;

opposition des partis extrêmes les fit échouer.

7. « C’est le dénombrement dont parle Denys d’Halicarnasse dans le livre IX, art. 25, et qui me paraît

CONSIDÉRATIONS

Phalère fit à Athènes i, il se trouva à peu près le même nombre d’habitants. Rome en avait quatre cent quarante mille, Athènes quatre cent trente et un mille. Mais ce dénombrement de Rome tombe dans un temps ou elle était dans la force de son institution, et celui d’Athènes dans un temps où elle était entièrement corrompue. On trouva que le nombre des citoyens pubères faisait à Rome le quart de ses habitants, et qu’il faisait à Athènes un peu moins du vingtième : la puissance de Rome était donc à celle d’Athènes, dans ces divers temps, à peu près comme un quart est à un vingtième, c’est-à-dire qu’elle était cinq fois plus grande.

Les rois Agis et Gléoménès voyant qu’au lieu de neuf mille citoyens qui étaient à Sparte du temps de Lycurgue^, il n’y en avait plus que sept cents dont à peine cent possédaient des terres-, et que tout le reste n’était qu’une populace sans courage, ils^ entreprirent de rétablir des lois à cet égard et Lacédémone reprit sa première puissance, et redevint formidable à tous les Grecs®.

être le même que celui qu’il rapporte à la fin de son sixième livre, qui fut fai b 16 ans après l’expulsion des rois.» (M).

Denys d’Halicarnasse, rhéteur et historien grec, venu à Rome en 29 av. J. G., a laissé notamment un livre intitulé Antiquités romaines comprenant Thistoire de Rome, des origines jusqu’en 264 àv. J. G., époque où Polj^be (cf. p. 144, n. 1) commençait son histoire. Denys parle de 130,000 hommes en état de porter les armes, et évalue le reste de la population à trois fois ce nombre.

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