Pour Rome, bien entendu. Ils étaient Romains en ce sens
ue, s’ils obéissaient à des titres ivers et à des conditions différentes, ils obéissaient également.
3. Le royaume des Francs Mérovingiens par exemple et Lemire de Charlemagne; chaque ef est un Etat distinct, ayant
ses lois distinctes ; tel est le sens.
Voir le développement de ce paragraphe dans VEsprit des Lois, L. IV, Chap. ii. C’est la théorie de Montesquieu que le régime féodal a été importé par l’invasion barbare {Esprit des Lois, XXX, iii>. Fustel de Coulanges, dans V Histoire des Institutions politiques de Vancienne France (1873-1889), montre que ce régime n’est pas la conséquence de l’invasion, qui ne changea rien aux lois romaines ; le régime des fiefs existait dans l’empire romain, comme dans l’ancienne Germanie; Germains et Romains avaient des coutumes semblables ; quand les deux
sociétés se sont mêlées, la crise s’est produite et ces coutumes ont triomphé.
* En rapprochant le Discours sur l’Histoire universelle de Bossuet (Chap. VI et vu) et le Chap.
VI de la Grandeur et Décadence des Romains de Montesquieu, montrer comment l’évêque catholique, précepteur du Dauphin, et le philosophe historien, ui se disposait à écrire VEsprit es Lois, ont jugé la politique extérieure de Rome ; vous comparerez aussi les deux écrivains au point de vue de la forme.
sf* L’auteur d’un Eloge funèbre de Montesquieu, paru en 1735, rapprochait les Considérations des pièces de Corneille, et, parlant de la grandeur du peuple roi, il disait :
Pour peindre ses vertus avec tout leur [éclat,
Il fallait etre au moins Corneille ou [Secondât.
Vous préciserez cette comparaison entre Corneille et Montesquieu, en rapprochant TVicomède du Chap.vi du livre : Grandeur et Décadence des Romains.
MONTESQUIEU
[Les chapitres VII et VIII sont destinés à nous faire comprendre comment, malgré les efforts redoutables de Mithridate, et les agitations intérieures de la cité, s’achève « le pompeux ouvrage de la grandeur de Rome. »
Mithridate est le seul roi qui ait vraiment mis Ronie en péril : il tirait les plus grands avantages de la situation de ses États, des proscriptions romaines qui lui procuraient des soldats excellents, des dissensions civiles de Rome, de son titre d’ennemi déclaré de Rome et de vengeur de la liberté grecque et asiatique. De là, trois grandes guerres, les plus superbes, les plus^fertiles en surprises, de l’histoire romaine. Mithridate est contraint de se retirer dans ses États, puis de les abandonner, et il forme le dessein grandiose de porter la guerre dans l’Italie lorsqu’il meurt en roi. Pompée augmente magnifiquement les territoires et la richesse du peuple romain, mais la liberté publique n’en est que « plus exposée. » (Chap. VII : Comment Mithridate put leur résister. )]