‹ Morceaux choisisChapitre 162 sur 369 · Dion, in August. » (M · texte numérisé non relu

Dion, in August. » (M

Les Institutes, ou recueil de législation romaine, nous montrent comment Auguste mit toutes sortes d’obstacles à la libération des esclaves et défendit notamment de conférer les droits civiques à tout homme qui aurait été enchaîné ou soumis à la torture. C’était pour maintenir l’esclavage, institution jugée indispensable, et pour garantir la cité contre Fin vasion d’éléments corrupteurs. En même temps, Auguste prenait des mesures • pour frapper le célibat. Les successeurs d’Auguste suivirent

CONSIDÉRATIONS

l’on gardât ces deux maximes, et qu’on ne cherchât point à étendre l’empire- par de nouvelles guerres.

Ces trois choses étaient très bien liées ensemble : dès qu’il n’y avait plus de guerres, il ne fallait plus de bourgeoisie nouvelle, ni d’affranchissements.

Lorsque Rome avait des guerres continuelles, il fallait qu’elle réparât continuellement ses habitants L Dans les commencements, on y mena une partie du peuple de la ville vaincue : dans la suite, plusieurs citoyens des villes voisines y vinrent pour avoir part au droit de suffrage ; et ils s’y établirent en si grand nombre, que, sur les plaintes des alliés^, on fut souvent obligé de les leur renvoyer; enfin on y arriva en foule des provinces. Les lois' favorisèrent les mariages, et même les rendirent nécessaires^. Rome fit dans toutes ses guerres un nombre d’esclaves prodigieux^; et, lorsque ses citoyens furent comblés de richesses, ils en achetèrent de toutes parts ; mais ils les affranclürent sans nombre, par générosité, par avarice, par faiblesse^ : les uns voulaient récompenser des esclaves fidèles ; les autres voulaient recevoir en leur nom le blé que la république distribuait aux pauvres citoyens d’autres enfin désiraient d’avoir 7 à leur pompe funèbre beaucoup de gens qui la

une politique exactement opposée. Tous les hommes libres de l’empire furent finalement citoyens romains (sous Garacalla, probablement).

1. Expression vive et énergique. Cf. ; « réparer ses afîaires, sa fortune, etc. Sens du lat :

reparare = « apparier » de nouveau, apprêter de nouveau, rétablir.

2. Parce que ceux-ci, étant moins nombreux, sentaient plus lourdement peser sur eux les charges. De la des plaintes Iréquentes.

3. La loi Papia Poppaea, monument législatif très important (le plus étendu après la loi des Douze Tables), non seulement prévoit tout ce quia trait au mariage (fiançailles, det, donations, divorces, hérédités, concubinats, etc.), mais encore, en récompensant les ménages qui ont des enfants, elle frappe les pères sans descendance et

lus fortement encore les céliataires.

4. Vendus sur place, après la victoire, au profit du trésor public, ou à des sortes de « négriers » qui trafiquaient du bétail humain. Un Romain riche ne connaissait ni le nombre, ni le nom de ses esclaves et les pays d’où ils venaient. Cf. Michelet, Histoire Romaine^ L. III, chap. i.

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