‹ Morceaux choisisChapitre 182 sur 369 · L^exagération est ici. D’abord, les Romains ne pouvaient · texte numérisé non relu

L^exagération est ici. D’abord, les Romains ne pouvaient

morales, soit physiques, qui agissent dans chaque monarchie ^ l’élèvent, la maintiennent, ou la précipitent ; tous les accidents sont soumis à ces causes ; et, si le hasard d’une bataille, c’est-à-dire une cause particulière, a ruiné un Etat, il y avait une cause générale qui faisait que cet Etat devait périr par une seule bataille. En un mot, l’allure principale^ entraîne avec elle tous les accidents particuliers.

Nous voyons que depuis près de deux siècles les troupes de terre de Danemark ont x^resque toujours été battues par celles de Suède. 11 faut qu’indépendamment du courage des deux nations et du sort des armes, il y ait dans le gouvernement danois, militaire ou civil, un vice intérieur qui ait produit cet effet; et je ne le crois point difficile à découvrir 3.

Enfin, les Romains perdirent leur discipline militaire ; ils abandonnèrent jusqu’à leurs propres armes. Vègèce dit que, les soldats les trouvant trop pesantes, ils obtinrent de l’empereur Gratien de quitter leur cuirasse et ensuite leur casque : de façon qu’exposés aux coups sans défense, ils ne songèrent plus qu’à fuir^.

Il ajoute qu’ils avaient perdu la coutume de fortifier leur camp, et que, par cette négligence, leurs armées furent enlevées par la cavalerie des Barbares.

pas se gouverner sur le plan d’autrefois (cf. plus haut : « il fallut changer de gouvernement»); puis, au 4« et 5® siècles, ils eurent non pas des revers ininterrompus, mais des succès militaires importants : enfin, c’est toute la question du fatalisme historique qui se pose, et elle ne paraît pas pouvoir être résolue si rapidement.

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