Les emplois militaires, c.-à-d
de stratèges ; les sénateurs sont les membres des Cinq-Cents ; les jugeü sont les héliastes dont Aristophane s’est tant moqué; tous les ans on tire au sort (>,000 citoyens, dont la réunion forme rhéliée ; 5,000 sont répartis en 10 sections de 500 membres, et le matin de chaque procès on tire au sort une de ces sections quant à l’Aréopage, c’est un tribunal aristocratique mais composé d’anciens archontes, c.-à-d.
de magistrats qui ont été tirés au sort.
DE l’esprit des LOIS
civiles qui exigeraient une grande dépense, et que les autres fussent données par le sort^
Mais, pour corriger le sort, il régla qu’on ne pourrait élire que dans le nombre de ceux qui se présenteraient; que celui qui aurait été élu serait examiné par des juges^, et que chacun pourrait l’accuser d’en être indigne cela tenait en même temps du sort et du choix. Quand on avait üni le temps de sa magistrature, il fallait essuyer un autre juge ment sur la manière dont on s’était comporté^. Les gens sans capacité devaient avoir bien de la répugnance à donner leur nom pour être tirés au sort^.
La loi qui fixe la manière de donner les billets de suffrage ^ est encore une loi fondamentale dans la démocratie. C’est une grande question, si les suffrages doivent être publics ou secrets. Cicéron ^ écrit que les lois® qui les rendirent secrets dans les derniers temps de la république romaine furent une des grandes causes de sa chute. Comme ceci se pratique diversement dans différentes républiques, voici, je crois, ce qu’il en faut penser.
Sans doute que, lorsque le peuple donne ses suffrages, ils doivent être publics ; et ceci doit être regardé comme une loi fondamentale de la démocratieMl faut que le petit peu-
1. Inexact, car pour être archonte il fallait avoir de la fortune. La vérité est qu’après Solon le sort ne parut pas suffisant, et qu’il y eut des magistrats, les stratèges, directement élus par le peuple,, ce qui était bien plus démocratique.
2. ((. Voyez l'oraison de Démostliène de falsa legatioAe (de la fausse ambassade) et V Oraison contre Timarque. »
3. (( On tirait meme pour chaque place deux billets : l’un, qui donnait la place ; l’autre, qui nommait celui qui devait succéder en cas que le premier fût rejeté. » (M.).
4. Il y a en somme une triple épreuve : V examen avant l’entrée en fonctions (dokimasia)^ examen qui porte non sur les aptitudes professionnelles, mais sur certaines conditions lixées par la loi ; le vote de conjiance, pendant les fonctions {Epicheirotonia) ; la reddition de comptes {Logoi, Eathunai) devant les 10 auditeurs des comptes, avocats,
redresseurs - vérificateurs , au sortir de la charge.