Etat présent de la grande Rus^ sie, par Perry. » (M
Perry John (1670-1732), ingénieur et voyageur anglais eut une existence très aventureuse; il fut l’ingénieur de Pierre le Grand, commença le canal du Volga ; et lit paraître : State of Jîassia iinder the présent tsar (Londres 1716).
4. « Une telle décision, et celles qui sont dans ce goût, rendent à mon avis VEspi'it des Lois bien précaire. . . Car enfin, un despote ne peut-il pas donner des lettres de grâce tout aussi bien qu’un monarque ?... Le faible et cruel Louis XIII devait faire grâce à de Thou et à Marillac. » (Voltaire, Commentaire, XXXIII.)
DE l’esprit des LOIS
voyons aujourd’hui une nation très bien policée ^ la rejeter sans inconvénient. Elle n’est donc pas nécessaire par sa nature
Tant d’habiles gens et tant de beaux génies ont écrit contre cette pratique, que je n’ose parler après eux. J’allais dire qu’elle pourrait convenir dans les gouvernements despotiques, où tout ce qui inspire la crainte entre plus dans les ressorts du gouvernement ; j’allais dire que les esclaves, chez les Grecs et les Romains... Mais j’entends la voix de la nature qui crie contre moi 3.
[En particulier, il y a un «juste milieu» à prendre, pour ce qui concerne les peines pécuniaires et les peines corporelles, qu’il faut savoir appliquer tour à tour et à propos (chap. xix) ; la loi du talion, la loi qui punit le père pour les crimes du fils ne sont propres qu’au despotisme (chap. XIX, xx) ; la clémence, préjudiciable à l’État despotique, moins nécessaire à une république «où l’on a pour principe la vertu», « est plus nécessaire » dans la monarchie : elle est « la qualité distinctive des monarques» (chap. xxi).]