‹ Morceaux choisisChapitre 277 sur 369 · XVII. » (M · texte numérisé non relu

XVII. » (M

En réalité, plus le climat est froid, plus on a besoin d’aliments producteurs d’énergie, de chaleur : le vin, par son alcool, agit dans ce sens et aussi comme stimulant. Le vin et l’alcool sont brûlés pour faire de la chaleur animale , et de cette chaleur on a plus besoin dans les pays froids. Dans les pays chauds, l’alcool a des effets plus pernicieux à cause de l’intensité moins grande des combustions.

Ajoutons : à cause de l’état du foie, (les coloniaux ont un foie sur lequel l’alcool exerce les plus profonds ravages), et aussi parce que, dans les pays très chauds, on boit surtout des alcools très forts, absinthes, etc., qui se prêtent mieux à l’exportation.

3. Du temps de Montesquieu, peut-être. Aujourd’hui les boissons alcooliques sont supprimées en Suède et en Norvège, et l’alcoolisme y est vaincu ; au contraire, la France et l’Italie sont en proie à ce fléau désas-

1. « Il y a dans le sang des globules rouges, des parties fibreuses, des globules blancs, et de l’eau dans laquelle nage tout cela. » (M.).

« Des parties fibreuses » : Montesquieu veut dire que,lors qu’on fait coaguler le sang, il se produit de la fibrine. — Il y a dans l’idée générale quelque chose de juste, mais l’explication est toujours bien défectueuse ; nous retrouvons la théorie humorale, déjà signalée. Montesquieu ne sait pas que la quantité de notre sang reste fixe, que le nombre des globules ne varie pas quand on passe d’un pays à un autre, et que par conséquent, il ne se raréfié pas à la suite de l’exsudation. Quand nous perdons de l’eau par transpiration, le sang récupère ce qui lui manque en l’empruntant aux tissus, et d’autre part la quantité d’urine est diminuée : le volume de l’eau perdue en bloc varie

f)eu. La « coagulation» dont pare Montesquieu est purement imaginaire : même une injection d’alcool intraveineuse à faible dose n’est pas suivie de « coagulation ».

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