Voyez Chardin, Voyage de Perse, T. VIII. )) (M
Sur Chardin, cf. p. 72, n. 6.
Aureng-Zeb, empereur du Mogol de 1659 à 1707, parvenu au trône par des crimes, fut à la fois un prince qui augmenta son territoire par de brillantes conquêtes, et un sage administrateur qui réforma l’administration intérieure, protégea l’agriculture et le commerce, etc.
5. On voit que la différence, d’ailleurs purement administrative, entre Vhospiee, asile destiné aux pauvres, aux infirmes, aux vieillards, et Vhôpital destiné à soigner les malades, n’existe pas : l’hôpital est un asile où l’on reçoit à îa fois les pauvres, malades et non malades = hospice -{- hôpital.
Je payai cher ma brillante sottise,
En quatre mois je fus à l’hôpital, dit le héros du Pauvre Diable, de Voltaire, c.-à-d. je fus réduit à la misère et obligé d’aller rejoindre les pauvres à l’hôpital (et non pas : je tombai malade).
MONTESQUIEU
Il n’est pas possible que, dans un si grand nombre de branches de commerce, il n’y en ait toujours quelqu’une^ qui souffre, et dont par conséquent les ouvriers ne soient dans une nécessité momentanée.
C’est pour lors que l’Etat a besoin d’apporter un prompt secours, soit pour empêcher le peuple de souffrir, soit pour éviter qu’il ne se révolte ; c’est dans ce cas qu’il faut des hôpitaux, ou quelque règlement équivalent, qui puisse prévenir cette misère
Mais quand la nation est pauvre, la pauvreté particulière dérive de la misère générale; et elle est, pour ainsi dire, la misère générale. Tous les hôpitaux du monde ne sauraient guérir cette pauvreté particulière ; au contraire, l’esprit de paresse qu’ils inspirent augment-e la pauvreté générale, et par conséquent la particulière
Henri Vlll, voulant réformer l’Eglise en Angleterre, détruisit les moines nation paresseuse elle-même, et qui entretenait la paresse des autres, parce que, pratiquant l’hospitalité, une infinité de gens oisifs, gentilshommes et bourgeois, passaient leur vie à courir de couvent en couvent. 11 ôta encore les hôpitaux, oii le bas peuple trouvait sa subsistance, comme les gentilshommes trouvaient la leur dans les monastères. Depuis ces changements, l’esprit de commerce et d’industrie s’établit en Angleterre^.
A Rome, les hôpitaux font que tout le monde est à son aise, excepté ceux qui travaillent, excepté ceux qui ont de l’industrie, excepté ceux qui cultivent les arts, excepté ceux qui ont des terres, excepté ceux qui font le commerce.
1. La question aujourd’hui se pose autrement : il ne s’agit pas" de renouveler, en cas de détresse, l’expérience fâcheuse des « Ateliers nationaux », mais d’établir des institutions permanentes où l’assisté valide soit protégé contre les mauvais conseils de la faim et du désœuvrement, et gagne un petit pécule qui l’aide à vivre en attendant qu’il trouve ailleurs de l’ouvrage.
2. Cela est bien plus vrai des institutions non permanentes qui, elles, englobent nécessairement les misérables et les paresseux pêle-mêle. En Norvège, le valide sans ouvrage reçoit de la commune un avertissement lui indiquant l’endroit où il trouvera de la besogne. S’il refuse, ou
s’il se fait renvoyer volontairement, il est conduit dans une maison de travail pour 18 mois, et pour 3 ans s’il y a récidive. Là il est puni de la faim et de châtiments, ou il travaille ; il n’y a que cette alternative.
3. C( Voyez V Histoire de la Réforme d’Angleterre par M. Bumet. » (M.).
Burnet Gilbert (1643d715), curé de Salton en Ecosse, professeur de théologie, homme politique et évêque de Salisburj^ a laissé de nombreux ouvrages parmi lesquels celui que cite Montesquieu, 3 vol. in-folio, traduits en français, 1683-1685.
4. Les philosophes suivront Montesquieu dans ces attaques contre le monachisme.
Fig. 23. — Le Docteur Grand- Thomas.
Adéfaut (l’Hôpitaux, les malades se font soigner... sur le Pont- Neuf où le Grand-Thomas, le plus célèbre des «empiriques» opère sous les yeux de la foule. Voici une affiche du «Médecin des pauvres». (Bibliothè(|ue Nationale, cabinet des Estampes.)
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THE LIBHARÏ OHHE
DE l’esprit des LOIS
J’ai dit que les nations riches avaient besoin d’hôpitaux, parce que la fortune y était sujette à mille accidents ; mais on sent q[ue des secours passagers vaudraient bien mieux que des établissements perpétuels. Le mal est momentané : il faut donc des secours de même nature et qui soient applicables à l’accident particulier L
LIVRES XXIV et XXV
Des Lois dans le rapport qu’elles ont avec la religion établie dans chaque pays, considérée dans ses pratiques et en el!e=même.
Des Lois dans le rapport qu’elles ont avec l’établissement de la religion et sa police ptérieure.
[De ce groupe formé par deux livres, où le i8® siècle allait puiser pour défendre l’idée de tolérance religieuse, nous extrayons la partie qui est le plus souvent citée (L. XXV) : ]