Le Temple de Guide, cf. p
4. La comtesse de Fontaine- IMartel, fille du président Desbordeaux;, Voltaire lui a adressé une jolie épître. Il l’appelait « la belle Martel », « la déesse de l’hospitalité », et aimait à rappeler ses bons mots dont quelques-uns étaient très libres. Sa maison était très accueillante.
1. François- Augustin Paradis de Moncrif (1687-1770), Fauteur de VHisLoire des Chats, qu’on appelait Vhistorio^riJ^e ; il a laisse quelques poésies, des opérasballets, etc. 11 fut secrétaire du comte d’Argen son, puis de l’abbé comte de Clermont, prince du sang, lecteur de Marie Leczinska ; ses talents de société lui servirent beaucoup.
MONTESQUIEU
les donne, mais je ne les pî'ends point. Mille excuses, Monsieur, et faites moi l’iionneur de me croire, Monsieur, plus que je ne saurais vous dire, votre très humble et très obéissant serviteur.
Ce 26 avrü 1738.
A Monseigneur Ceratih
J’apprends, Monseigneur, par votre lettre, que vous êtes arrivé heureusement à Pise. Gomme vous ne me dites rien de vos yeux, j’espère qu’ils se seront fortifiés. Je le souhaite bien et que^ vous puissiez jouir agréablement de la vie pour vous et pour les délices de vos amis. Vous . m’exhortez à publier 3... Je vous exhorte fort vous-même à nous donner une relation des belles réflexions que vous avez faites dans les divers pays que vous avez vus^. Il y a beaucoup de gens qui paient les chevaux de poste ; mais il y a peu de voyageurs, et il n’y en a aucun comme vous. Dites à l’abbé Niccolini^ qu’il nous doit un voyage en France, et je vous prie de l’assurer de l’amitié la plus tendre.
Je voudrais bien pouvoir vous tenir tous deux dans la terre de La Brède, et là y avoir de ces conversations que l’ineptie ou la folie de Paris rendent rares. J’ai dit à M. l’abbé Venuti® que ses médailles sont vendues. Nous avons ici
1. Gaspar Gerati (1690-1769), de l’Oratoire, prélat de l’ordre de Saint-Etienne de Toscane, provéditeur de l’Université de Pise. G’était un érudit qui avait beaucoup voyagé et beaucoup l'etenu. 11 fut fe conseiller de Muratori, l’historien des Annales d'Italie. Montesquieu l’avait connu chez le cardinal de Polignac à Rome et il était resté son ami et son correspondant.
2. Sur ces deux compléments de nature différente, cf. règle :
Elle aime fort la conversation et surtout de plaire, p. 45, n. 1.