LE LENDEMAIN, L* AS-TU
Ah I la fumée au loin, vois, s'élève, épaisse, acre...
Plus d'un pauvre hameau, resté debout Jusqu'à présent, s'enflamme à travers un massacre.
Horreur, partout !...
La Cathédrale, hélas ! qui put voir plus d'un sacre I
L'Allemand est atteint de rage déicide. Craignant du Dieu, qu'invoquèrent les Francs, La puissance en nos cœurs, à ces voûtes splendides
Ces conquérants S'attaquent, pour l'atteindre... et leur vieux Dieu les
guide.
Ils veulent que, partout, leur ombre colossale
A tous les yeux voile toute beauté.
Ah I ils veulent toujours rendre tout laid, tout sale ;
Qu'à leur côté, Docilement se range une Europe vassale.
Us veulent donc, de la Vérité, que le râle,
D'un bout à l'autre du monde, en l'azur ^nténébré par mainte chose sépulcrale,
Proclame, sûr, -eur droit de tout tuer, même une Cathédrale !
le peut-il, An mil neuf cent seize, que tu voies Le triomphe accompli de leur règne inhumain k. leurs ambitions ouvrir toutes les voies ?
Le Lendemain /as-tu, qui mettra fin à leurs hideuses joies ?
Oui, lui qui dans F espoir nous soutient, le Sublime,
De ces ailes a bien qu'ignore leur kultur, Qui les renverseront haletants dans leur crime !
Il craint le jour, Leur aigle dont le vol les pousse dans P abîme.
L'ame humaine par eux s'est tant dépréciée !
Ah ! débarrasse-nous de leur souffle empesté ! L'atmosphère française est par lui viciée...
... Ah 1 délesté, Humanité, que ton cœur monte... Extasiée, Vois, un jour, le grand Ciel qui t'aura graciée...