LA MORT DE L' AIGLE
Il plane sur l'abîme, — et planer c'est sa vie. Aux caprices du temps il garde un même accueil. Il ne craint que la foudre, — et c'est là son orgueil. Si l'orage le frappe, il meurt sans agonie.
Il ferme sa paupière où l'étincelle a lui ; Et, trouant tout le ciel, sur la terre qui souille [1 laisse, en frémissant, retomber sa dépouille, — Et le ciel embrasé s'éteint derrière lui I