RAPPRENDRE
Je viens porter mon Cœur en offrande au Printemp Et sans m'inquiéter s'il le jugera digne Aussi de prendre part à l'ivresse du temps, Où T amour partout se désigne.
C'est pourquoi je promène, au hasard des sentiers, Un Rêve où l'inspiration viendra, peut-être, Attendrir, près des fleurs, ses regards trop altiers, Pour d'un espoir m'y rendre maître.
Allons encor parmi les bosquets embaumés Rapprendre la chanson des premières tendresses Et des premiers rayons, que nous avons aimés, A l'ombre des primes tristesses...
Il faut toujours rapprendre avec ingénuité Plus d'un aveu qu'avril à nos troubles confie, Et cueillir sur le sein des fleurs la Vérité Que tout cet azur glorifie...
'e nous refusons pas aux baisers dont avril îent de chaque rayon effleurer chaque branche ; iaisers courbant l'étamine sur le pistil Déjà dans la corolle blanche.
ui, rapprendre, il le faut, lorsqu' avril nous sourit ans le commencement de ces apothéoses, ù cet enivrement de notre cœur contrit Voit pour lui s'entrouvrir les roses.
<a leçon du Passé nous berce en le zéphyr la contemplation d'une rose naissante aprègne du premier parfum tout le soupir Où Tâme s'élève, innocente...
TOUTES LES CANDEURS (Sonnet)
Avril met dans les cœurs une vague éclaircie
Pour leur faire espérer nu azur éternel.
La brise du destin semble s'être adoucie,
Pour embaumer leurs vœux des parfums du grand ciel
A toute pureté l'Aube les initie, Quand au rose d'Avril leur trouble fait appel. Tu semblés t' exhaler, ô douce Prophétie, De ce qui charme trop, pour être assez réel !
Avril, afin de plaire, est paré d'innocence, Et son rayon d'amour, qu'il sait faire discret, Pour faire croire en lui, trouve un chemin secret.
C'est du balbutiement la suave éloquence, Qui dit le règne éclos de toutes les candeurs, Dont le vol peut prétendre à toutes les grandeurs