QUOI ! SANS MAUDIRE
(Sonnet)
0 retour des saisons dans leur fatalité I
C'est — ô fuite des jours ! — toujours la même chose ;
L'épanouissement si vermeil de la rose
Dans son éclat ressent tôt la fragilité !...
Et le Rêve, oublieux de sa brièveté, S'en parfume... et la pleure. Et l'oiseau qui se pose Chante, et déjà l'espace est moins sombre et morose... Le chant meurt, l'oiseau fuit dans un vent irrité !
Quoi I sans maudire, il faut voir s'éteindre la flamme Où l'Espoir sur son aile emportait notre cœur , Où le Rêve d'amour venait bercer notre âme !
Quoi I le Temps dit : « Je suis fatal, je suis vainqueur De la rose, du Rêve et de l'Aube orgueilleuse ! » Mais non ! l'âme en ses pleurs voit le ciel, radieuse I