‹ Morceaux choisisChapitre 213 sur 221 · LE CYGNE · texte numérisé non relu

LE CYGNE

(Sonnet)

>ur le lac endormi, vois la blancheur du cygne }ui semble un rêve éclos — dans le calme embaumé )e la paupière d'or du crépuscule, aimé >ar le silence où Pâme à l'amour se désigne.

à et là son duvet laisse une trace insigne, ous le ciel qui n'est pas encor d'astres semé ; .'espace dans l'attente est rassuré, charmé, andis que l'ombre en pleurs se disperse et s'indigne.

t son éclat fait honte au nuage blafard ; 'onde s'éveille à peine à son discret passage, ue salue en son or la fleur du nénuphar.

el mon Rêve, en un soir d'extase et de deuil, nage ir l'onde des oublis, porte, innocent et fier, e sa magnificence à l'ombre un doux éclair.

LE CRÉPUSCULE... L'INCONNU (Sonnet)

De l'horizon, qu'un trait de feu, d'amour soulign — Car c'est le crépuscule, ô mon cœur, ouvre-toi ! - N'est-ce pas l'Avenir qui semble faire signe, Dans la brise, inviter les ailes de la Foi ?

Car l'Avenir, c'est, qu'on en soit ou bien non dign L'ombre de l'Inconnu qui donne de l'effroi, Où mène un feu sacré trop beau pour qu'on s'indign Un doigt de feu, là, nous le montre, ô saint émoi

Oui, l'horizon et l'Avenir, tout s'auréole

Au crépuscule; et l'ombre en a moins de noirceur

Se peut-il qu'à mon cœur, Espoir, elle te vole ?

Elle dit : « L'Inconnu, c'est parfois la douceur. Ne faut-il pas d'abord se risquer sous mes voiles, Avant de voir au ciel l'amour de tant d'étoiles ? »

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