MON GLORIEUX TAPIS
(Sonnet)
Que ta mort est paisible, et pure et rayonnante,
0 Terre que la fin de décembre revêt
De voiles éclatants, sous le soleil discret,
De diamants de givre... O neige où l'hiver chante 1
Zslt, afin que moins d'eux le monde s'épouvante, Le ciel a sous tes pas qui brisent sans arrêt Jeunesse, espoirs, ô Mort, jeté le clair reflet, 2n fleurs de neige, d'une innocence charmante.
Tu passes... peut-on, là, voir l'ombre de tes pas ? £lle n'en semble pas sentir la meurtrissure, Dans ce transi décor, l'impassible Nature !
>eux-tu glacer les cœurs qui ne te craignent pas, i'oi qui peux dire aux flancs de la terre engourdie Mon glorieux tapis, c'est ton linceul, ô Vie ! »