‹ Morceaux choisisChapitre 214 sur 221 · MON GLORIEUX TAPIS · texte numérisé non relu

MON GLORIEUX TAPIS

(Sonnet)

Que ta mort est paisible, et pure et rayonnante,

0 Terre que la fin de décembre revêt

De voiles éclatants, sous le soleil discret,

De diamants de givre... O neige où l'hiver chante 1

Zslt, afin que moins d'eux le monde s'épouvante, Le ciel a sous tes pas qui brisent sans arrêt Jeunesse, espoirs, ô Mort, jeté le clair reflet, 2n fleurs de neige, d'une innocence charmante.

Tu passes... peut-on, là, voir l'ombre de tes pas ? £lle n'en semble pas sentir la meurtrissure, Dans ce transi décor, l'impassible Nature !

>eux-tu glacer les cœurs qui ne te craignent pas, i'oi qui peux dire aux flancs de la terre engourdie Mon glorieux tapis, c'est ton linceul, ô Vie ! »

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