LES FLEURS MERVEILLEUSES
La plaine de mon rêve est couverte de fleurs.
Et ce sont des fleurs merveilleuses, Qui baignent dans mes yeux leurs riantes couleurs,
Quand, humides de trop de pleurs, Ils sont encor emplis de douleurs orageuses.
Vous, abeilles ou fleurs, que créa sous mon ciel La plus constante des souffrances,
En allant butiner au But essentiel, Faites encor de votre miel
La sève de l'amour, le suc des espérances.
Non, vous ne mourrez pas, quand le dernier baiser,
Que ma solitude farouche Donne à la vie, aurait dû pour toujours laisser,
Dans l'ombre où je dois me baisser, Une terrestre plainte à ma terrestre bouche.
Zar c'est uniquement en moi le surhumain
Qui voulut vous faire si belles, Et vous le resterez comme aujourd'hui demain,
Vous enchanterez mon chemin Vers l'immortalité, vous, mes fleurs immortelles I