LA FLEUR DE L'ABIME
Quand notre humeur vagabonde Nous pousse vers les sommets Où les rumeurs de ce monde Ne nous atteignent Jamais ;
Quand la lisière, où déferle La ténébreuse forêt, Nous a dans un chant de merle Jeté son adieu discret ;
Quand la dernière prairie A dans sa verte toison Laissé vers la métairie Celle du dernier mouton ;
Quand le sentier dans la roche Vers Thorizon qui grandit Nous paraît être une encoche Qui court le long du granit,