‹ Morceaux choisisChapitre 40 sur 221 · AU BORD DE LA PIQUE · texte numérisé non relu

AU BORD DE LA PIQUE

Le soir tombe, et c'est doux Sur cette rive en fleurs longuement de l'attendre Sous le feuillage, ému de pouvoir mieux entendre Le bruit de F eau sur les cailloux.

O fièvre, 6 fièvre sainte, Où le cœur, près du flot où le jour s'est miré, Retrouve dans soi-même un élan inspiré Qui va dominer toute crainte I

Le soir tombe, et je vois

Adieu, restes d'un jour qu'emporte la rivière ! Ah ! délivrez mon front de toute la lumière Qu'aujourd'hui je sentis sur moi l

Car c'est dans la nature Sauvage et forte encor que gît la Vérité Qui se trouve ici-bas : Ce n'est pas ma clarté Qui peut la rendre moins obscure.

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