‹ Morceaux choisisChapitre 42 sur 221 · AU SENTIER DU DÉPART · texte numérisé non relu

AU SENTIER DU DÉPART

La Voix :

Au sentier du Départ porte, sans défaillance.

Une entière vaillance, Vers les charmes lointains de ces buts ignorés

Que T Espoir a dorés.

Non, non, il ne faut pas que l'âme s'emprisonne

Dans tout ce qui frissonne Sur elle, du regret de n'avoir pas été

Assez tendre, l'Eté 1

Le Poète :

Le sentier du Départ est plein de feuilles mortes...

La Voix :

Mais en toi tu les portes, Tous ces espoirs charmants qui, brisés tour à tour, Font comprendre l'amour ;

78 l'ombre étoilée

Et V étant approché de F eau fraîche et courante, D'une voix^moins mourante

Tu pourras, confiant, V avancer vers ton sort Dans Tâpre vent du nord.

Le Poète :

Au sentier du Départ frémit la feuille morte !

La Voix:

Passons, passons, qu'importe 1 Tu portes dans ton cœur, où bouillonne un sang pur, Tout un monde futur.

Le Poète :

Les feuilles du sentier, sous mes pas gémissantes, Ont des voix finissantes.

La Voix :

N'entends-tu pas en toi le lumineux éclat Des voix de FAu-Delà ?

Le Poète :

La bise va souffler en emportant les feuilles... Mon cœur, tu les recueilles...

La Voix :

Alors, tu vas pleurer.

Le Poète:

Oui, je prendrai plus tard

Le sentier du Départ 1

Luchon.

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