REVANCHE
i bords du Rhin s'élève une clameur de guerre, frémissez- vous d'aise, o mânes d'Attila 1 , c'est pour dévaster, comme les Huns naguère, î tous ces Allemands se sont assemblés là !
r a quarante ans, il en était de même : it de Français sont morts, France, en te défendant, ; par tant de héros, dans la lutte suprême, sus grandir, malgré Metz et malgré Sedan I
sque tu succombas, France, sous la ruée midable de tous les pillards accourus, Justice ici-bas fut bien diminuée :
ï d'opprimés ton sang, France, avait secourus. !
s, malgré tes revers, tu restas souveraine ; fécondas les cœurs français de ton sanglot, ant obstinément cette Alsace-Lorraine, t nos soldats vainqueurs vont reprendre bientôt.
128 l'aube sanglante
Vous surgirez de l'ombre, au chant de la Victoire, Fantômes de tous ceux de Forbach, Saint-Privat ; Et plus tard on lira, plus pure étant l'Histoire : « C'est ainsi que le jour de justice arriva ! »
Regardez 1 c'est le jour de la grande Revanche : Des steppes vient le Russe à l'appel du Français ; De son île, l'Anglais qui traverse la Manche... Certain est le bon droit autant que le succès.
Ah ! que stoïquement chaque cœur se prépare A voir couler le sang où fuira le Teuton. Mais tout Français, afin de chasser le Barbare, A défaut du fusil emploierait le bâton I
Oui, l'orgueil allemand descendra de son fàîte : De nous exterminer qu'est devenu leur plan ? Car voici que soudain l'Europe stupéfaite Voit la seule Belgique arrêter leur élan !
Voici l'heure de la divine Délivrance.
C'est du plus juste espoir que nous nous éclairons ; Aux armes, citoyens ! reconnaissez la France ; C'est son souffle éternel qui passe en nos clairons !
C'est son âme qui va, sous les brumes d'Alsace, Faire autant de héros qu'il y a de Français. Des Vosges vers Strasbourg elle pousse leur masse, Qui méprise la mort comme au temps de Desaix.