LA GUERRE
Alors que par F Eté la campagne est dorée, Alors qu'un ciel clément fait sa paix plus sacrée, Que la beauté de vivre est par nous admirée ;
Que la Providence semble plus près de nous, Et que la Piété tombe mieux à genoux, Que T avenir par le progrès s'annonce doux ;
Parmi cette douceur voici que nous atterre Subitement le Spectre effrayant de la guerre, Qui contemple, dressé sinist rement, la Terre :
« Bonnes gens, vous comptiez sur vos belles moissons, Et, la sueur au front, dans vos claires maisons, De vos champs fécondés vous portiez les chansons.
« Vos greniers prévoyants connaissaient l'abondance. Le village en sabots, dans sa rustique danse, Fêtait tout ce que peut donner la Providence,