CHATTERTON, KITTY BELL
Kitly Bell sort lentement de sa chambre, s'arrête, observe Chatterton, et va se placer entre la cheminée et lui. — Il cesse tout à coup de déchirer ses pa|)icrs.
KITTY BELL, à part.
Que fait-il donc? Je n'oserai jamais lui parler! Que brûle-t-il? Celte flamme me fait peur, et son visage éclairé par elle est lugubre.
A Chatterton.
N'allez-vous pas rejoindre milord?
CUATTERTON laisse tomber ses papiers; tout son corps frémit.
Déjà! — Ah! c'est vousl — Ah! madame! à genoux! par pilié! oubliez-moi.
KITTY BELL
Eh! mon Dieu! pourquoi cela? qu'avez-vous fait?
Je vais partir. — Adieu I — Tenez, madame, il ne faut pas que les femmes soient dupes de nous plus longtemps. Les passions des poètes n'existent qu'à peine. On ne doit pas aimer ces gens-là; franchement, ils n'aiment rien; ce sont tous des égoïstes. Le cerveau se nourrit aux dépens du cœur. Ne les