‹ Morceaux choisis de Jules LemaitreChapitre 21 sur 96 · TROIS PETITS DRAMES POUR MARIONNETTES, PAR M. MAURICE MAETERLINCK · texte numérisé non relu

TROIS PETITS DRAMES POUR MARIONNETTES, PAR M. MAURICE MAETERLINCK

Encore trois petits drames de rêve, ou plutôt de re'alité ramenée à une sorte d'imagerie de rêve, et traduite par une sorte de balbutiement précieux et terrifié. Alladine et PaUh mides rappelle beaucoup Pellèas et Mélisande; Intérieur ne 5 ressemble pas mal à V Intruse et aux Aveugles, et la Mort de Tentagiles diffère peu, dans le fond, de la Princesse Matène ou des Sept Princesses,

Mais je serais assez tenté de mettre les trois nouveaux poèmes de M. Maeterlinck au-dessus de ceux qu'il nous

io avait déjà donnés. Lui-même paraît savoir mieux ce qu'il a fait ou voulu faire. Il appelle cela " trois petits drames pour marionnettes." Puisse ce judicieux avertissement nous épargner d'indiscrètes et forcément grossières tentatives de représentation par de misérables comédiens en chair et en

150s! M. Maurice Maeterlinck s'est d'ailleurs débarrassé, dans ces trois songeries exquises et douloureuses, de quelques-unes de ses manies, et, par exemple, de celle qui consistait à faire répéter à ses personnages, comme à de tout petits enfants ou à des hydrocéphales, 1 dix ou vingt fois

20 le même mot, sous forme de question, de réponse, ou de

constatation effarée. Il s'est retranché aussi, en grande partie,

ce luxe inutile de symboles, tantôt trop faciles et tantôt trop

peu clairs, dont s'empêtraient ses premières inventions.

Ce qui reste, c'est quelque chose de très heureusement

25 étrange et de très caressant, et aussi de très poignant. Les impulsions secrètes, inconnues de nous-même, qui précèdent

et préparent les passions mortelles ; ce qu'il y a d'involontaire dans nos paroles, dans nos gestes, dans nos regards ; les communications muettes de la pensée, d'une créature à une autre ; les signes extérieurs qui parfois nous présagent, à notre insu, notre destinée ; de mystérieux rapports sou- 5 dainement dévoilés entre le monde du corps et le monde moral ; la stupeur dont nous frappe quelquefois ce simple fait, que nous vivons, et comme cela est extraordinaire et incompréhensible; corollairement, la peur de la mort et aussi les pressentiments, les divinations, la peur sans cause 10 présente, la peur imprécise de quelque chose d'indéterminé; certains phénomènes de télépathie ; toute la partie de nousmême que nous ignorons et que nous ne gouvernons point ; ce qui se passe dans les limbes de l'âme 1 et qui est comme en deçà de la pleine existence psychologique ; ce qui affleure 1 5 à peine à la surface de notre "moi" 2 ; nos ténèbres intérieures, et, pour le dire d'un mot, la vie inconsciente de l'esprit (cherchez-en la définition dans Schopenhauer), 8 voilà principalement ce que M. Maurice Maeterlinck exprime en images abrégées et frissonnantes, par le moyen de petits 20 personnages simplifiés, lointains, " délocalisés," 4 habitants de palais et de forêts vagues, et qu'il nomme avec raison des " marionnettes," car, contrairement à l'impérieuse et spécieuse théorie de M. Brunetière, 5 ils ne font exactement que "subir," supporter, trembler, et ils sont, ensemble ou 25 tour à tour, invinciblement mus par des désirs obscurs dont l'origine et la formation leur échappent, et totalement accablés par les impressions qui leur viennent des choses environnantes. Oui, M. Maeterlinck est le poète effrayé et subtil de l'inconscient, de ce qu'il y a de non-moi dans le 30 moi, 6 dirait un métaphysicien, de ce qui est antérieur psychologiquement et physiologiquement (pardon pour ces " deux adverbes joints ") aux sentiments et aux actes où le drame et le roman trouvent leur matière accoutumée.

Des poèmes dont l'objet est si mystérieux se prêtent mal à l'analyse. Je vous dirai en quelques mots l'histoire d' Alladine et de Palomides. Ce sont deux jolies et tendres enfants, en proie, — qui dira pourquoi ? eux-mêmes n'en 5 savent rien, — à l'amour qui ne pardonne pas, un amour qui les grise, puis les brise, ainsi que de fragiles marionnettes, comme s'ils étaient trop petits vraiment pour le contenir. Alladine, " petite esclave grecque venue du fond de Y Arcadie," était fiancée au vieux roi Ablamore, et le jeune

xo chevalier Palomides devait épouser la bonne Astolaine, fille du roi. Mais, dès que Palomides et Alladine se sont rencontrés, ils s'aiment silencieusement et désespérément. Alors le vieux roi les fait porter tous deux, les mains liées et les yeux bandés, dans des grottes souterraines qui com-

15 muniquent avec la mer. Ils parviennent à défaire leur bandeau et leurs liens ; et ils s'embrassent délicieusement ; et, cependant, la blême et glauque lumière que roulent les vagues illumine la grotte, la fait ressembler à un palais magique ; et, tandis qu'ils jouissent de cette féerie et de leur

20 amour, ils ont la peur atroce que cela ne dure point. Et, en effet, la bonne Astolaine et les sœurs de Palomides viennent délivrer les captifs en arrachant les pierres de la voûte, et la féerie s'évanouit sous la lumière crue du soleil ; et le rêve se dissout au heurt brusque de la réalité. En vain, pour éviter

25 ce malheur, les deux amants se sont laissés glisser dans l'eau. On les en retire, on les soigne dans deux chambres séparées, car le médecin a dit qu'ils mourraient s'ils se revoyaient, ou seulement s'ils s'entendaient parler. Mais ils se parlent à travers les portes fermées. Ils se redi-

30 sent leur amour, si tristement ! " Tu songes à quelque chose, dit la voix de Palomides. — Ce n'étaient pas des pierreries, là-bas, dans la grotte, dit la voix d' Alladine. — Et les fleurs n'étaient pas réelles. — C'est la lumière qui n'a pas eu pitié. ... Je ne regrette plus les rayons du

soleil. — Alladine ! — Palomides ! " Un silence, puis tous deux meurent.

Le symbole est charmant, et il est clair. Celui de Pagneau qui suit partout Alladine, et qui s'enfuit la première fois qu'elle voit Palomides, et qui, à la seconde rencontre des 5 amants, se noie dans le fossé du château, était peut-être inutile. — Mais, presque partout, des traits d'une grâce bizarre ou d'un pittoresque inattendu. Ainsi, le vieux roi se penchant vers Alladine endormie: "Je vais l'embrasser sans qu'elle s'en aperçoive, en retenant ma pauvre barbe 10 blanche" M. Maeterlinck aime les cheveux (vous vous rappelez ceux de Mélisande), les cheveux qui sont si beaux, et par où nous continuons d'appartenir un peu au règne végétal, — comme nous appartenons au règne animal par les racines du désir, — lequel, d'autre part, épuré et spiritualisé 1 5 par l'illusion, nous rapproche du règne angélique. . . . C'est d'abord avec ses beaux cheveux que la petite Alladine est bâillonnée et enchaînée par le roi Ablamore. . . .

Je goûte aussi . . . comment dire ? . . . certains raccourcis d'expression dramatique tout à fait saisissants. La première 20 fois qu' Alladine voit Palomides, elle ne lui adresse pas la parole ; mais elle se met à bavarder avec le vieux roi. Et lui :, " Toi qui ne parlais pas, comme tu parles ce soir ! " Quand la bonne Astolaine, ayant connu que Palomides ne l'aime plus, vient dire à son père qu'elle s'était trompée sur 25 ses propres sentiments et qu'elle ne désire plus se marier, le vieillard s'approche d'elle à pas lents, s'arrête, la regarde, et dit simplement: " Je te vois, Astolaine. . . ." Et elle : " Mon père 1 " Et elle sanglote en l'embrassant. Et lui : " Tu vois bien que c'était inutile." — Et quand Palomides explique à la 3° bonne Astolaine qu'il l'adore toujours, mais enfin qu'il aime la petite Alladine tout en sachant bien que celle-ci " n'a qu'une âme d'enfant, d'une pauvre enfant sans force" et qu'il s'engage peut-être dans un grand malheur, il trouve

ceci qui me semble une merveille d'expression abrégée : " Astolaine, je Vaime aussi . . . plus que celle que f aime"

Car, dans ce drame simplifié, les marionnettes supérieures assistent, pour ainsi parler, à la fatalité qui les mène, et 5 sentent les ficelles sombres qui les tirent. Et cela est d'une mélancolie assoupissante et douce, d'ailleurs parfaitement malsaine. " Ecoute, dit le vieil Ablamore à Alladine, j'étais venu pour te pardonner tout. ... Je croyais que tu avais agi comme nous agissons presque tous, sans que rien de notre

10 âme intervienne." Puis, quand il a surpris les deux amoureux et qu'il a déjà résolu de les enfermer dans le souterrain: "Je ne vous en veux pas. Vous avez fait ce qui est ordonné; et moi aussi." Et, pareillement, la bonne Astolaine, consolant Palomides : " Ne pleurez pas. ... Je sais qu'on ne fait

15 pas ce que l'on voudrait faire. ... Il faut bien qu'il y ait des lois plus puissantes que celles de nos âmes dont nous parlons toujours." Fatalisme languissant et tendre; on dirait de l'Eschyle pour pupazzi malades. 1

Elle est adorable, cette petite Astolaine, qui, lorsqu'elle

20 sait que son triste fiancé ne la veut plus pour femme, l'embrasse en lui disant : " Je t'aime davantage, mon pauvre Palomides." Elle ajoute le mot profond : " Je puis respirer avec moins d'inquiétude, puisque je ne suis plus heureuse." Mais je veux transcrire pour vous les phrases pures, déli-

25 cates et pieuses qui nous décrivent la bonté de cette petite princesse. " Hier soir, dit le vieux roi à la faible Alladine, j'ai surpris le baiser que vous vous êtes donné sous les fenêtres d' Astolaine. En ce moment, j'étais avec elle dans sa chambre. Elle a une âme qui craint tant de troubler

30 d'une larme ou d'un simple mouvement des paupières le bonheur de tous ceux qui l'entourent, que je ne saurai jamais si elle a, comme moi, surpris ce baiser misérable."

Et Palomides, essayant de lui expliquer le charme surhumain qui est en elle : "Il y eut des soirs où je vous

quittais sans rien dire, et où j'allais pleurer d'admiration dans un coin du palais, parce que vous aviez simplement levé les yeux, fait un petit geste inconscient ou souri sans raison apparente, mais au moment où toutes les âmes autour de vous le demandaient et voulaient être satisfaites. Il n'y 5 a que vous qui sachiez ces moments, parce que Ton dirait que vous êtes l'âme de tous. ..."

. . . Oui, tout cela me plaît extrêmement, et tout cela est, au fond, si bien dans la tradition classique ! Imaginez des figures encore plus générales que celles de nos tragédies, et 10 encore moins " situées " dans le temps et dans l'espace ; mais, en revanche, non séparées de cet univers physique où tout commence, où toutes les forces, y compris nos passions, ont leur origine cachée. Imaginez que ces petites Ombres, si largement représentatives, s'abstiennent de toute rhétorique 15 discursive et ne prononcent que les mots essentiels des drames humains; des mots tels que:

. . . Chaque jour je la vois Et crois toujours la voir pour la première fois. x

ou : " Qui te l'a dit ?" 2 ou : 20

Ecoutez, Bajazet, je sens que je vous aime 8 ;

ou : " Entre au couvent !" 4 ou : " Etre ou ne pas être ! " 6 ou : " Parle-lui, Hamlet !" ou: " Jamais le soleil ne verra ce demain," 6 ou : " Nos mains sont de la même couleur/' 7 ou: "J'ai tué le sommeil." 8 Supposez que ces Ombres pro- 25 noncent ces mots avec une sorte d'étonnement d'avoir à les prononcer et une vague épouvante de vivre ; qu'elles se voient elles-mêmes comme des Ombres en effet, qu'elles se voient comme se voit Macbeth au moment où il apprend la mort de sa femme : " Je suis un spectre qui s'agite parmi 30 des fantômes. ... La vie est un rêve conté par un homme en délire. . . ." Supposez enfin que ces Ombres nous soient

surtout présentées non de face, mais à l'envers, non du côté par où elles communiquent avec la société humaine, mais du côté par où elles tiennent encore à la Vie inconsciente et communiquent avec ce grand réservoir de forces obscures 5 ... et vous concevrez à peu près ce que M. Maeterlinck réalise quelquefois. Ses poèmes dialogues sont de la quintessence de drame dans du rêve.

J'aurais bien- voulu ne lui rien reprocher aujourd'hui. Car nous aimons aimer entièrement, ou totalement haïr.

10 Toutefois je dirai, — avec un vrai chagrin, — que M. Maurice Maeterlinck abuse encore un peu de certains procédés trop faciles, comme de personnifier des abstractions dans des images toutes petites et précises à l'excès. Dans le même couplet, très court, Ablamore dit que " les jours lui semblent

15 plus légers et plus doux que des oiseaux inoffensifs dans les mains," et qu'Astolaine "a une âme que l'on voit autour d'elle, qui vous prend dans ses bras comme un enfant qui souffre." — Au reste, les objets les plus divers amènent les mêmes comparaisons mièvres. 1 Si les jours ressemblent à

20 des petits oiseaux, les os d'Alladine ressemblent à des petits enfants : " J'ai entendu tes os gémir comme des petits enfants ; je ne t'ai pas fait mal ?" lui dit le vieux roi, après lui avoir serré les bras un peu fort. Vous sentez l'affectation et la monotonie.

25 ... Et puis, le soupçon me vient que, simplifier à ce point la description des âmes, c'est s'épargner bien du labeur ; que le "mystère," c'est, en un sens, chose infinie, mais que c'est aussi, en littérature, chose simple comme bonjour, puisqu'il faut bien qu'on se borne à le constater et que, si on le péné-

30 trait, il ne serait plus le mystère ; et que, tout de même, V Ecole des femmes? Bajazet ou Monsieur Alphonse* doivent être plus difficiles à écrire que Alladine et Palomides. Mais là n'est pas la question. J'ai senti un charme en M. Maurice Maeterlinck, voilà tout. Entre son génie propre et celui de

poètes même plus grands que lui, nous perdrions notre temps à chercher une commune mesure.

Il n'y a point, à parler juste, de "mystère" dans Intérieur, point d'obscures divinations, point de phénomènes télépathiques 1 : et, à cause de cela, l'œuvre me paraît encore 5 supérieure à V Intruse et aux Aveugles. Les conditions du petit drame sont toutes naturelles et vraies ; et l'angoisse, une angoisse effroyable et grandissante, en sort toute seule.

C'est bien simple. La scène est un vieux jardin planté de saules. Au fond, une maison, dont trois fenêtres du rez- 10 de-chaussée sont éclairées. On aperçoit assez distinctement une famille qui fait la veillée sous la lampe. Le père est assis au coin du feu. La mère, un coude sur la table regarde dans le vide. Deux jeunes filles, vêtues de blanc, brodent, rêvent et sourient à la tranquillité de la chambre. 15 Un enfant sommeille, la tête sous le bras de la mère. " Il semble que lorsqu'un d'eux se lève, marche ou fait un geste, ses mouvements sont graves, lents, rares et comme spiritualisés par la distance, la lumière et le voile indécis des fenêtres." 20

Or cette calme famille n'est pas au complet. La fille aînée, partie le matin pour un voyage de quelques jours, s'est noyée dans un étang. Un étranger a retiré le cadavre. Il vient, accompagné d'un vieillard ami de la famille, apporter la triste nouvelle. 25

Tous deux entrent avec précaution dans le jardin. Ils voient, par les fenêtres, la famille assemblée, si paisible et si confiante. Et alors ils n'osent plus, ils ne peuvent plus entrer dans la maison. . . .

Cependant, les gens du village apportent, à travers les 30 prairies, le corps de la morte. ... Et, dans la chambre familiale, la mère tricote, et le père suit des yeux le grand balancier de l'horloge, et les deux sœurs se sont levées, et

semblent regarder dehors. ... Et le vieillard, pénétré d'épouvante, se livre à des réflexions : " Je ne sais pas pourquoi tout ce qu'ils font m'apparaît si étrange et si grave. ... Ils attendent la nuit, simplement, sous leur lampe, comme nous 5 l'aurions attendu sous la nôtre ; et je crois les voir du haut d'un autre monde, parce que je sais une petite vérité qu'ils ne savent pas encore. ... Et rien ne serait arrivé que j'aurais peur à les voir si tranquilles. ... Ils ont trop de confiance en ce monde. ... Ils sont là, séparés de l'ennemi

10 par de pauvres fenêtres. Ils croient que rien n'arrivera parce qu'ils ont fermé la porte et ils ne savent pas qu'il arrive toujours quelque chose dans les âmes et que le monde ne finit pas aux portes des maisons. ... Ils sont si sûrs de leur petite vie, et ils ne se doutent pas que tant

15 d'autres en savent davantage; et que moi, pauvre vieux, je tiens ici, à deux pas de leur porte, tout leur petit bonheur, comme un oiseau malade, entre mes vieilles mains que je n'ose pas ouvrir. . . ."

L'angoisse devient intolérable. A voir si tranquilles ces

20 gens qui ne savent pas que leur enfant est morte, une jeune fille dit ce mot admirable : " Oh ! qu'ils sont malheureux ! " et : " Quelle patience ils ont ! " Enfin, le funèbre cortège arrive dans le jardin sombre. Le vieillard s'est décidé à frapper à la porte de la maison. On le voit, du dehors,

25 entrer dans la chambre éclairée, on assiste à la conversation, à l'annonce graduée de la mauvaise nouvelle, sans entendre les paroles. A un moment, on voit la mère tressaillir et se lever ; et quelqu'un s'écrie : " Oh ! la mère va comprendre ! . . ."

30 Cela est extrêmement poignant, et cela est, au plus haut point, du théâtre (encore que malaisé à mettre sur les planches 1 ). Nous ne sommes jamais plus angoissés que, lorsque, dans un drame, nous savons qu'il est arrivé malheur à un personnage, et que celui-ci l'ignore, et que nous

attendons qu'il le sache. (Tout le tragique d ' Œdipe- Roi l est dans cette attente.) Or, ce cas dramatique, M. Maeterlinck s'en est emparé, l'a rendu aussi général qu'il se pouvait, puis l'a traduit aux yeux de la façon la plus concrète et la plus intense. A la minute ou j'écris, Intérieur me paraît une espèce de chef-d'œuvre.

La Mort de Tentagiles est encore un cas dramatique à la fois généralisé et je voudrais pouvoir dire : intensifié, mais avec plus de convention dans les moyens.

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